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Un texte de Bob Boutique : écrire pour ne rien dire

Publié le par christine brunet /aloys

 

 bobclin

Ecrire pour ne rien dire…

 

Faut pas croire ! Ecrire pour ne rien dire, mais alors là… rien du tout, n’est pas à la portée du premier venu. Bon, c’est vrai qu’écrire des lettres comme ça au hasard, a, e, p,  x… ce n’est pas « dire » puisqu’on ne les prononce pas !

 

A voir. Quand on tapote sur son clavier, on parle en même temps dans sa tête, donc on ‘dit’, même si c’est à voix basse. J’ai fait l’essai. Impossible d’écrire n’importe quoi sans le prononcer en même temps.

 

Ou alors, on ferme les yeux et on tape au hasard… fgkejgogjsof… là je n’ai rien dit. Exact. J’ai vu en pensée mes doigts sautiller sur le clavier mais sans songer à quoi que ce soit.

 

Mais !

 

Peut-on appeler ça écrire ?

 

Surement pas. Ecrire c’est aligner des lettres qui créent des mots, qui eux-mêmes forment des phrases et même si cela ne veut rien dire pour le lecteur néophyte, cela aura toujours une signification cachée. Car ces mots viennent du subconscient et traduisent une émotion, un état de fait, une impression…

 

Prenons un exemple : j’écris au hasard… « bite », « couille », « vagin », « nichon », « téton » , « cul »… je suis certain qu’ un psy y trouvera sans problème de quoi épiloguer et décrètera avec raison que  j’ai dit quelque chose sans m’en rendre compte.

 

Ne me demandez pas quoi. J’ai bien une petite idée ( et vous aussi sans doute ) mais seul un psy le saura, médicalement parlant , et comme il n’est pas là…  D’autant moins que je n’ai pas de psy, ce que certains trouveront peut-être inquiétant ?

 

J’ai bien eu un confesseur ( il  y a très très longtemps ) mais c’était sans intérêt car je pouvais lui avouer n’importe quoi, que je m’étais masturbé, que j’avais volé un chocolat dans le tiroir de mon copain  de pension ou que j’avais eu des relations sexuelles avec ma mère, il me condamnait invariablement à deux ave et trois pater !

 

Hé là, est-ce que je viens de dire quelque chose ?

 

A mon avis oui. J’ai donc raté mon expérience : écrire une page complète sans rien dire.

 

Je suis nul.

 

Je m’en veux, pouvez pas savoir.

 

Comme je suis un écrivain raté, incapable dire des choses intéressantes, je m’étais dit comme ça… que je pourrais peut-être au moins réussir à écrire une page complète pour ne rien dire et là… me démarquer de la piétaille des bons auteurs, grands ou petits (en général les femmes sont un peu plus petites).

 

Même là…

 

Bon, je vais me lancer dans la poésie. Ca me fera les pieds !

 

 

Bob Boutique

www.bandbsa.be/conte.htm

 

http://www.bandbsa.be/contes2/projetrectopetit.jpg

 

 

 

Publié dans Textes

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Céline Gierts a lu "Contes bizarres2" de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.bandbsa.be/contes2/giertstete.jpg

 

Il était une fois un nouveau monde bizarre où la fin justifie toujours les moyens, les petites chéries sont rarement des âmes saintes et la sangria n'excuse pas les faux pas; l'humain bête prise à son propre piège court lui-même à sa perte sauf s'il trouve plus idiot que son propre chef.

 

Les idiotes n'existent pas diront les vériteurs c'est pour cela qu'on pardonnera peut-être Bob des fins parfoishttp://www.bandbsa.be/contes2/projetrectopetit.jpg cruelles. Un livre dans la lignée du premier où l'on peut à nouveau admirer les talents de dessinateur et l'imagination extravagante de l'auteur. On attend le tome 3, un peu comme une bobine de laine entre les doigts qu'on ne peut s'empêcher de dérouler piqué par la curiosité!


Céline Gierts

Publié dans Fiche de lecture

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Premier chapitre "les rendez-vous de Marissa" de Claude Danze, partie 2

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.bandbsa.be/contes2/danze3.jpg

 

Louxor : le complot II

 

 

 

Vint la nuit.

 

Au dîner maussade, Marissa ne parut pas, malgré l’insistance de Saadia, qui d’autorité avait par ailleurs renvoyé Nic à son assiette dès sa première tentative d’intervention. Il regarda Belaid d’un air interrogateur, les sourcils et les mains en points d’interrogation, comme les Arabes. Après le repas silencieux, le couple d’intendants regagna son appartement du rez-de-chaussée et Nick le salon. Il écarta le rideau. Les calèches surchargées ramenaient les derniers touristes, les amateurs de foot rentraient leurs chaises et leur TV, les joueurs de dominos pliaient bagage, les commerçants fermaient les uns après les autres.

 

Vint le calme de la nuit.

 

Un dernier bateau de croisière, moteur et sirène, troubla le silence, loin au milieu du fleuve. Nick tournait en rond. Il ne s’était plus préoccupé de quiconque depuis sa sortie du coma, après son accident d’avion, bien des années auparavant.

 

Il convoyait de Shannon à Ostende un Cessna Skyhawk privé, dont le pilote était tombé gravement malade en Irlande. Il était en finale quand un vieux cargo africain était passé au-dessus de lui malgré les injonctions de la tour et lui avait coupé la route pour se poser devant son nez. Au touch down, le Cessna, pris dans les turbulences du DC-8, s’écrasa sur le dos, dans un fracas d’étincelles et de métal déchiré. L’appareil n’avait pas pris feu. L’habitacle avait résisté au choc.

 

Nick fut extrait des débris avec un bel hématome sous-dural qui le laissa dans le coma pendant près de deux ans. A son réveil, il était paralysé des jambes et sa femme était rentrée en France depuis des mois sans donner d’adresse ni de nouvelles. Atterrissage en catastrophe sur la piste 26 de la vie, pensait-il quelquefois.

 

Quand il eut récupéré, la Flying, pour laquelle il travaillait déjà, ne l’avait pas licencié. On lui avait fabriqué sur mesure ce poste à Louxor, parce qu’il adorait l’Egypte et qu’il ne voulait pas rester à ne rien faire. Il avait la responsabilité de la Pilot’s Villa de Louxor.

 

En traversant le palier, il faillit frapper à la porte de Marissa mais se ravisa, alla se coucher. Il l’aimait bien, cette gamine, d’habitude si complice avec lui. Qu’est-ce qu’ils avaient déjà pu rigoler, avec les autres membres d’équipage, avec Saadia et Belaid… Mais aussi à eux deux, quand les autres préféraient le Sheraton et sa piscine à l’ambiance familiale de la Villa.

 

Il dormit un peu mais l’image de Marissa pleurant s’imposait à lui. Il se leva, passa un short et une chemise et gratta à la porte de la jeune femme, suffisamment fort pour qu’elle l’entende, suffisamment doucement pour la laisser dormir au cas où…

 

Il n’y tint plus, ouvrit la porte. Elle n’était pas dans son lit. Il la devina en contre-jour, assise par terre, contre le mur, le menton sur les genoux entourés de ses bras.

 

Il s’accroupit près d’elle, lui toucha le bras.

 

« Marissa ?

Mmm…

Tu as froid, ma belle. Mets-toi au lit. Enfile au moins quelque chose de chaud … » 

 

Il lui prit les deux mains, glacées, l’aida à se relever. Il prit un sweater au passage, le lui jeta sur les épaules, lui passa un bras derrière le dos. Elle acheva le mouvement, vint se blottir contre lui, comme un chaton. Ils restèrent un moment silencieux. Il l’emmena vers le divan du salon. Elle ne résista pas, ne dit rien, se serra contre lui de plus belle… Elle vivait peut-être là les cinq plus belles minutes de sa vie.

 

« Vas-y, je t’écoute, ma grande…

Voilà… D’abord, t’arrête de m’appeler « ma grande ». Je suis pas ta fille, et de toute façon, je suis plus petite que toi. »

 

Il craquait une fois de plus pour son français aux négations incomplètes et son accent, à peine plus marqué que celui de Jodie Foster.

 

« Puis, y’a un truc que tu dois savoir… Je voulais pas venir à la Villa ce week-end.

Pourquoi ? T’es pas bien ici avec nous ?

Non ! C’est les autres qui m’ont fait venir quand même, j’avais plus la force de discuter. En fait, quand j’ai commencé à venir, il y a deux ans, je t’ai aimé presque tout de suite...

Non mais, tu m’as vu ? J’ai tantôt vingt-cinq ans de plus que toi… Je suis plutôt déglingué et je pourrais être ton père.

T’arrête avec ça ! T’es pas mon père, t’es pas mon frère. Je t’aime, imbécile…

C’est pour ça que je voulais pas venir, plus jamais, en fait. J’en peux plus que tu sois gentil. Tu es l’homme que j’aime et tu me vois pas. En fait, tu me vois pour la première fois ce soir. Enfin, c’est pas parce qu’il fait noir. Je me comprends…

Heureusement…

Qu’est-ce que tu comptes faire ?

Allumer la lumière et te regarder…

Non ! je suis sûrement moche. J’ai les yeux tout gonflés et une tête pas possible.

Faut savoir ce que tu veux. »

 

Il alluma la lampe sur la table basse.

 

« Allons, écarte les mains et laisse-moi te regarder.

Et qu’est-ce que tu vois ?

Une fille sympa… Bon, elle a peut-être un peu forcé sur les larmes, mais ça va.

Salopard, dit-elle, en le bourrant du coude dans les côtes. Oh, excuse-moi, je t’ai pas fait mal ?

Mais non. Je peux encore supporter ça… Je vois une des filles les plus adorables que je connaisse.

Ah… Et t’en connais beaucoup ?

… Hem, je corrige : je vois la femme la plus adorable que j’ai jamais rencontrée !

Et c’est déjà tout ? »

 

Il l’attira à lui et elle se laissa embrasser sur le coin de la bouche. Elle lui rendit son baiser sur la joue, se ravisa, l’embrassa longuement. Elle vint plus près de lui, il la serra un peu plus fort. Ils savourèrent le silence…

 

On peut ne pas le croire : ils s’endormirent…

 

 

Saadia, toujours vigilante, monta vers minuit, les trouva endormis, enlacés. Le patron, il allait avoir mal au dos au matin. Elle prit une couverture : à Louxor, les nuits sont froides, parfois, l’hiver. Elle alla se recoucher en souriant déjà de la tournure des événements.

 

« Ça marche, » fit-elle à Belaid…

 

 

Les rendez-vous de Marissa

Chapitre 1/2

 

claude-danze.over-blog.fr

 

http://www.bandbsa.be/contes2/rvmarissa.jpg

 

Publié dans Textes

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Le feu couve, un poème de Micheline Parmentier

Publié le par christine brunet /aloys

parmentiertete

 

Le feu couve

 

 

 

 

 

 

 

Le feu couve sous la glaise

La terre enchante le potier

Ses mains touchent pour créer

La forme habitée de braises

 

 

Du vase sacré monte une prière

Le feu premier demeure mystère

Le second couve sous mes doigts

Laisse des traces de mon émoi

 

 

Le murmure ne s’arrête pas

Il s’embrase et résonne en moi

Quand mon coeur brûle pour Toi

L’amour incendie tout tout bas.

 

Micheline Parmentier

 

parolesnues

Publié dans Poésie

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Le calendrier, un texte de Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

 

delvilletete

 

CALENDRIER

Votre univers sur une année : de la neige en janvier aux roses de Noël en décembre.

Et que ça recommence, mais jamais tout à fait pareil.

Quelques impressions fortes, de mois en mois, de saisons en saisons.

 

"Encore une de vite passée !", tel est en général la phrase que l'on entend après le traditionnel "bonne année et bonne santé !"

 

Eh oui, les jours passent, les mois passent et les années aussi.

 

- Tenez, je me souviens comme si c'était hier de ce mois de janvier 1960, les grandes grèves, l'Athénée de Liège fermé et les manifestants dans les rues.

 

- Février ne me laisse jamais trop de souvenir. Il est trop court ce petit mois ! C'est vrai que tous les quatre ans, il essaie de grandir mais cela ne fonctionne pas ! Pourtant février 1980 a compté pour moi, j'étais aux États-Unis pour mon travail et j'ai pu admirer l'efficacité du déneigement américain.

 

- Mars, mois du printemps et du renouveau. Les jardins se réveillent et on commence à penser aux vacances.

 

- Avril 2006, une grande fête pour un grand anniversaire. Quelques jours de bonheur et de joie en bonne compagnie. Ou avril 1958 et l'Expo de Bruxelles.

 

- Mai 68, d'autres manifestants, d'autres grèves, les auditoires enfumés de l'université, les harangues des plus politisés d'entre les étudiants puis un départ vers le nord, la Suède, pour un voyage d'études.

 

- Juin 1974, mon mariage, les préparatifs, que de souvenirs ! Juin 1969, mon entrée dans la vie active.

 

- Juillet 1969, l'homme sur la lune.

 

- Août et ses traditionnelles Rencontres Pédagogiques d'été que je fréquente depuis 2003. Suivant les années, j'y chante, je m'essaie à la mise en scène de théâtre ou je m'initie aux contes (et pas toujours de fée !).

 

- Septembre 1952, mon entrée à l'école primaire, mes premiers mots écrits et la découverte du solfège et de la musique.

 

- Octobre 1957 et le premier Spoutnik, un rêve pour un gamin de onze ans, qui douze ans après travaillera lui aussi dans l'industrie aérospatiale.

 

- Novembre, mois des anniversaires. Ah, ces 11 novembre familiaux, où l'on retrouvait plein de gens qu'on n'avait plus vus depuis un an et quand un d'eux nous avait quitté, on n'attendait jamais longtemps pour qu'il soit remplacé par un bébé !

 

- Décembre, un mois que je n'apprécie guère sauf dans ses premiers jours et le souvenir du Saint-Éloi bien arrosé !

 

C'est promis, désormais je passerai mes années sans trop m'inquiéter de l'avenir et en profitant au maximum des jours heureux !

 

 

Louis Delville

louis-quenpensez-vous.blogspot.com

Publié dans Textes

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Danièle Deyde nous présente son nouveau roman... "L'une ou... l'autre rive"

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.bandbsa.be/contes2/deyde2.jpg

 

 

L’histoire débute en 1959 en Algérie, sur une rive de la méditerranée. La guerre dure depuis cinq ans. Dans un petit village des environs d’Alger, deux sœurs, Adèle et Choline, perdent leurs parents et trouvent refuge dans la famille de Samia, leur amie algérienne. Le sort va les séparer, elles vont grandir loin l’une de l’autre. Elles finiront par se retrouver mais connaitront des destins différents que croisera parfois la route de la fidèle Samia, devenue militante pour le droit des femmes dans son pays et journaliste engagée.

Ce roman pose le problème du choix face aux aléas de la vie ainsi que celui de la condition féminine.

 

 

Un extrait  :

La jeune fille traversa la cour et prit la direction du jardin situé hors des murs.deyde.JPG « C’est le moment ! pensa Adèle, et le lieu idéal pour la rencontrer. »  Elle s’engagea dans la même direction. Choline ne s’était pas retournée ; elle avait poussé le portillon de bois qui donnait sur un espace soigneusement entretenu et elle avait disparu dans ce coin de verdure. Adèle, lorsqu’elle parvint à son tour dans cette minuscule oasis ressentit aussitôt le bienfait de la fraicheur du lieu. La porte, à son passage avait émis un léger grincement et Choline se retourna, sursautant dans un geste de recul. Dans l’ombre du jardin, elle ne reconnut pas immédiatement sa sœur aînée, puis une moue d’incrédulité se peignit sur son visage. « C’est… ? C’est… toi ? …Adèle ? »  souffla-t-elle, hésitant entre crainte et stupeur. Elle restait immobile, le visage figé, tandis que cette dernière approchait doucement, un sourire de triomphe sur les lèvres. Adèle prit sa sœur contre elle, comme le faisait leur mère quand elles étaient petites, et la serra un long moment. Le corps de Choline, peu à peu, se détendit et Adèle sentit sur ses joues une humidité qui trahissait l’émotion de sa cadette.

- Enfin, enfin, je t’ai retrouvée, murmura-t-elle après un long silence, sans relâcher son étreinte. Que ça a été long ! J’ai tellement rêvé de cet instant ! Enfin tu es là !

 

 

Danièle DEYDE

9782874594793 1 75

 

Publié dans présentations

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"Tu saignes", une poésie/chanson d'Adam Gray

Publié le par christine brunet /aloys

PHOTO pour 4me de COUVERTURE (ADAM GRAY)
TU SAIGNES
 
Tu saignes
Sur ta croix
Un peu à cause de moi
Pardonne-moi
 
Tu saignes
Au nom de quoi
T’inflige-t-on cela ?
A-t-on le droit ?
 
Tu souffres
Pour nos péchés
Est-c’que l’on peut vraiment
Tout pardonner ?
 
Tu saignes
Sur ta croix
Un peu à cause de moi
Pardonne-moi
 
Tu saignes
Planté là
Sur un morceau de bois
Pardonne-moi
 
Tu saignes
Avec la foi
Qui ne te quitte pas
Je sens l’émoi
 
Tu souffres
Pour nos péchés
Est-c’que l’on peut vraiment
Tout pardonner ?
 
Tu saignes
Planté là
Sur un morceau de bois
Pardonne-moi
 
Adam Gray
adam-gray.skyrock.com

adam1 001

Publié dans Poésie

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Anne Renault a lu "les Romanichels" d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

renaultanne

 

            Je viens de terminer « Les Romanichels » d’Edmée de Xhavée. Vous me direz que je ne suis pas en avance dans mes lectures puisque c’est son premier roman et que le second est déjà paru. C’est vrai, les livres à lire s’entassent, et la pile ne diminue que lentement. Mais mieux vaut tard que jamais…

             Chaque soir, j’ai attendu de retrouver Mammita, sa fille, et tous (et toutes) les autres, dont les destins naissent, se développent, se rencontrent aussi, nouant les fils d’une parentèle parfois complexe. Mais c’est avec plaisir et impatience de lire que je suis entrée dans cette saga, je dirais même « fresque » familiale, construite au point de croix. Ici, chaque détail, chaque description, chaque parole tissent la broderie serrée mais délicate d’une famille de la bonne bourgeoisie wallonne et de ses proches.  Ouvrage de dame, mais ce n’est certainement pas une critique sous ma plume, que cet entrelacs de vies, créant une intrigue qui progresse en douceur. Au fur et à mesure que la fresque s’agrandit, de nouveaux personnages apparaissent, qui viennent prendre leur place dans la composition.

               Le texte intègre avec fluidité les remontées dans le temps, cette mémoire, qu’il faut préserver, dans ses moindres détails, avant qu’elle ne sombre, ainsi que le présent de deux femmes, mère et fille, dont c’est la tardive mais véritable rencontre. Le tout ponctué de petites touches sur la saveur d’un thé, la douceur d’un rayon de soleil, le moëlleux d’un coussin...

              Atmosphère intimiste et intimité des souvenirs, tout cela dans le cadre, heureusement transgressé, des règles de vie d’une société bien née, de bonne condition, soucieuse du « ce qu’il faut faire «  et du « ce qu’il ne faut pas faire ».

              Tout commence par ce qui aurait pu être présenté comme un drame, mais qui,Romanichels-front--1-.jpg grâce à l’intelligence et à l’amour de la vie des personnages, se révèle être au contraire la condition d’une naissance, celle d’un véritable rapport d’amour entre une mère et sa fille.

               Et après l’épisode magique et mystérieux des « romanichels », où apparaît l’homme à la cigarette, le gitan silencieux, c’est un départ vers une nouvelle vie auquel nous assistons, une fois les secrets mis à jour, les non-dits dévoilés, une vie pleine de vérité et d’amour qui va emporter les deux personnages principaux.

                Roman psychologique et de mœurs, le livre plaît aussi par son ton vivant, gracieux et plein d'humour, même quand il aborde les difficultés et peines des personnages. L’amour du monde, la bonne volonté de vivre et de jouir des choses sont présents à chaque instant et font des « Romanichels », une histoire à la fois émouvante et savoureuse. 

 

 

Anne Renault

annerenault.over-blog.com

Publié dans Fiche de lecture

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L'auteur mystère n'est autre que Marcelle Pâques !

Publié le par christine brunet /aloys

 
http://www.bandbsa.be/contes2/paquestete.jpg
 Les Aventures de BillyÉtoile
                Billy et Clara
 
 
- Cela suffit maintenant ! Clara, tu dépasses les limites.
Maman crie très fort, elle est toute rouge, mais Clara continue à courir dans la chambre sans vouloir se mettre 
au lit, défiant sa mère du regard.
Tout à coup, c’est le drame, maman s’est emparée du doudou et ouvrant la fenêtre le précipite dehors !
 
Stupeur, Clara est affolée.
- Maman ! Non, mon vieil ours, il fait très froid, en plus le jardin est plongé dans l’obscurité.
- Je veux mon doudou, s’il te plaît, je vais au lit, je serai sage, maman, c’est promis.
 
Clara esquisse son plus joli sourire, celui qui fait craquer les adultes ... mais, cette fois, cela ne marche pas.
Maman est vraiment très fâchée.
 
- Bonne nuit Clara, j’espère que cela te fera réfléchir.
 
La petite fille sanglote.
- C’est affreux ! mon pauvre doudou seul dans le noir.
Tout doucement elle se lève et s’approche de la fenêtre, elle essaie d’apercevoir Billy, mais en vain !
Enfin,  juchée sur une chaise, elle voit sont doudou, il est là, couché dans la neige, si petit...
- C’est pas possible ! je ne vais pas le laisser passer la nuit dehors.
Courageusement Clara descend dans le salon, ses parents se disputent, elle se plante devant eux et attend...
 
- Quoi ! Clara que fais tu encore debout ?
La petite fille se sent bien misérable devant ces adultes en colère, mais il faut sauver Billy.
- Papa, maman, je veux mon doudou.
- Oh ! mais oui, dit papa, où est-t-il ?
- Je l’ai jeté, crie maman, et Clara va aller dormir, elle est punie.
-Mais!
- Tu ne discutes pas !
 
Que faire ,pleurer, taper du pied, ah ! si une bonne fée pouvait l’entendre et lui rendre son doudou...
Ou alors ? Peter Pan, la fenêtre s’ouvre, il entre avec la fée clochette et ils partent ensemble vers le
pays imaginaire en emportant Billy.
 
Oui, mais tout cela c’est des histoires, et maintenant c’est la réalité !
Clara assise sur son lit réfléchit... je veux récupérer mon doudou, mais comment ?
 
Il n’y a plus de bruit dans la maison, les parents se sont couchés.
Alors la petite fille prend sa décision, elle va descendre et sauver son vieil ours.
Furtivement elle quitte sa chambre et descend les escaliers.
Elle a échafaudé un plan : sortir, et reprendre son vieil ours. Voilà, je suis très courageuse, je vais ouvrir la porte et ...
Seulement, voilà la peur la paralyse, elle hésite ... que faire? non, il faut continuer, il y a toute cette neige et puis Polux,Chat
le méchant chat des voisins pourrait s’emparer de Billy et le déchiqueter !
Cette fois j’y vais.
 
La porte s’ouvre facilement et, pieds nus, l’enfant sort et court vers Billy le couvrant de baisers.
- Viens mon ours, nous rentrons.
 
Et là ... c’est le drame ! la porte s’est refermée et on ne peut l’ouvrir de l’extérieur.
- Oh, non je suis toute seule dehors, mais c’est horrible !
Désespérée, Clara se couche près de son ours et pleure si longtemps et si fort... qu’une bonne fée l’entend et
s’apitoie sur son sort.
 
La fée voltige, lumineuse autour de Clara.
- Qui es-tu ? la fée Clochette?
- Non, mais je suis en effet une fée.
- Mais vous n’existez pas !
- Pourtant tu me vois.
- Je te vois mais tu es un rêve !
- Peut-être que si tu le veux vraiment tu peux donner vie à tes rêves.
- Je ne comprend pas, et j’ ai froid, je vais mourir de froid.
- Non, non, regarde ton ours!
Billy ? Billy est maintenant un ours immense et vivant ! La petite fille n’en croit pas ses yeux, il est si chaud, elle
se sent tellement bien près de lui.
 
- Billy, tu es un vrai ours ?
- Oui, et je parle, mais seulement pour une nuit, c’est un cadeau des fées, dors Clara tu es une petite fille très courageuse.
 
Il y a plein d’étoiles dans le ciel, la neige a cessé de tomber, l’ours est doux, rassurant, Clara s’est endormie.
 
Le lendemain les parents de Clara, affolées, cherchent partout leur petite fille...
 
- Je n’aurai pas dû jeter son ours, mais voilà, elle était désobéissante, je voulais lui donner une leçon.
Quelquefois les parents sont fatigués, énervés, c’est normal !
 
Mais où est Clara ? Je l’aime tellement, crie maman... et soudain, elle aperçoit l’enfant couchée dans le jardin près
de son doudou.
Mon Dieu ! elle doit être morte de froid, papa et maman se précipitent et soulève la petite fille, la couvrant de baisers.
Clara s’étire en souriant.
- Mais, tu n’as pas froid ? C’est comme si tu sortais de la couette, comment cela est-t-il possible ?
- C’est l’ours Billy maman, l’ours m’a réchauffée toute la nuit.
 
Papa ramasse l’ours mais il est tout petit, il est à nouveau son doudou.
Vite, nous allons boire un chocolat chaud dit maman, Clara se blottit dans les bras de son père.
Avant de rentrer dans la maison, elle tourne la tête, scrutant le jardin, plus de traces de la fée... pourtant elle sait
qu’elle n’a pas rêvé, elle a vécu une aventure magique.
 
Les adultes ne voudront pas la croire, ils sont tellement occupés, ils ne prennent plus le temps de contempler les
étoiles ou les fleurs, alors, comment pourraient-ils apercevoir les fées ?Étoile
PrincesseÉtoile
 
 Marcelle Pâques

Publié dans auteur mystère

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Le jeu d'ALOYS : "les aventures de Billy et Clara"

Publié le par christine brunet /aloys

 
point d'interrogation
 Les Aventures de BillyÉtoile
                Billy et Clara
 
 
- Cela suffit maintenant ! Clara, tu dépasses les limites.
Maman crie très fort, elle est toute rouge, mais Clara continue à courir dans la chambre sans vouloir se mettre au lit, défiant sa mère du regard.
Tout à coup, c’est le drame, maman s’est emparée du doudou et ouvrant la fenêtre le précipite dehors !
 
Stupeur, Clara est affolée.
- Maman ! Non, mon vieil ours, il fait très froid, en plus le jardin est plongé dans l’obscurité.
- Je veux mon doudou, s’il te plaît, je vais au lit, je serai sage, maman, c’est promis.
 
Clara esquisse son plus joli sourire, celui qui fait craquer les adultes ... mais, cette fois, cela ne marche pas.
Maman est vraiment très fâchée.
 
- Bonne nuit Clara, j’espère que cela te fera réfléchir.
 
La petite fille sanglote.
- C’est affreux ! mon pauvre doudou seul dans le noir.
Tout doucement elle se lève et s’approche de la fenêtre, elle essaie d’apercevoir Billy, mais en vain !
Enfin,  juchée sur une chaise, elle voit sont doudou, il est là, couché dans la neige, si petit...
- C’est pas possible ! je ne vais pas le laisser passer la nuit dehors.
Courageusement Clara descend dans le salon, ses parents se disputent, elle se plante devant eux et attend...
- Quoi ! Clara que fais tu encore debout ?
La petite fille se sent bien misérable devant ces adultes en colère, mais il faut sauver Billy.
- Papa, maman, je veux mon doudou.
- Oh ! mais oui, dit papa, où est-t-il ?
- Je l’ai jeté, crie maman, et Clara va aller dormir, elle est punie.
-Mais!
- Tu ne discutes pas !
 
Que faire ,pleurer, taper du pied, ah ! si une bonne fée pouvait l’entendre et lui rendre son doudou...
Ou alors ? Peter Pan, la fenêtre s’ouvre, il entre avec la fée clochette et ils partent ensemble vers le
pays imaginaire en emportant Billy.
 
Oui, mais tout cela c’est des histoires, et maintenant c’est la réalité !
Clara assise sur son lit réfléchit... je veux récupérer mon doudou, mais comment ?
 
Il n’y a plus de bruit dans la maison, les parents se sont couchés.
Alors la petite fille prend sa décision, elle va descendre et sauver son vieil ours.
Furtivement elle quitte sa chambre et descend les escaliers.
Elle a échafaudé un plan : sortir, et reprendre son vieil ours. Voilà, je suis très courageuse, je vais ouvrir la porte et ...
Seulement, voilà la peur la paralyse, elle hésite ... que faire? non, il faut continuer, il y a toute cette neige et puis Polux, le méchant chat des voisins pourrait s’emparer de Billy et le déchiqueter !
Cette fois j’y vais.
 
La porte s’ouvre facilement et, pieds nus, l’enfant sort et court vers Billy le couvrant de baisers.
- Viens mon ours, nous rentrons.
 
Et là ... c’est le drame ! la porte s’est refermée et on ne peut l’ouvrir de l’extérieur.
- Oh, non je suis toute seule dehors, mais c’est horrible !
Désespérée, Clara se couche près de son ours et pleure si longtemps et si fort... qu’une bonne fée l’entend et s’apitoie sur son sort.
 
La fée voltige, lumineuse autour de Clara.
- Qui es-tu ? la fée Clochette?
- Non, mais je suis en effet une fée.
- Mais vous n’existez pas !
- Pourtant tu me vois.
- Je te vois mais tu es un rêve !
- Peut-être que si tu le veux vraiment tu peux donner vie à tes rêves.
- Je ne comprend pas, et j’ ai froid, je vais mourir de froid.
- Non, non, regarde ton ours!
Billy ? Billy est maintenant un ours immense et vivant ! La petite fille n’en croit pas ses yeux, il est si chaud, elle se sent tellement bien près de lui. 
- Billy, tu es un vrai ours ?
- Oui, et je parle, mais seulement pour une nuit, c’est un cadeau des fées, dors Clara tu es une petite fille très courageuse.
 
Il y a plein d’étoiles dans le ciel, la neige a cessé de tomber, l’ours est doux, rassurant, Clara s’est endormie.
 
Le lendemain les parents de Clara, affolées, cherchent partout leur petite fille...
 
- Je n’aurai pas dû jeter son ours, mais voilà, elle était désobéissante, je voulais lui donner une leçon.
Quelquefois les parents sont fatigués, énervés, c’est normal !
 
Mais où est Clara ? Je l’aime tellement, crie maman... et soudain, elle aperçoit l’enfant couchée dans le jardin près de son doudou.
Mon Dieu ! elle doit être morte de froid, papa et maman se précipitent et soulève la petite fille, la couvrant de baisers.
Clara s’étire en souriant.
- Mais, tu n’as pas froid ? C’est comme si tu sortais de la couette, comment cela est-t-il possible ?
- C’est l’ours Billy maman, l’ours m’a réchauffée toute la nuit.
 
Papa ramasse l’ours mais il est tout petit, il est à nouveau son doudou.
Vite, nous allons boire un chocolat chaud dit maman, Clara se blottit dans les bras de son père.
Avant de rentrer dans la maison, elle tourne la tête, scrutant le jardin, plus de traces de la fée... pourtant elle sait qu’elle n’a pas rêvé, elle a vécu une aventure magique.
 
Les adultes ne voudront pas la croire, ils sont tellement occupés, ils ne prennent plus le temps de contempler les étoiles ou les fleurs, alors, comment pourraient-ils apercevoir les fées ?
 
 Mais qui a écrit ce conte ?????? Un auteur que vous connaissez tous !!!!!!! Alors ?????

Publié dans auteur mystère

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