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Hein, promptes-tu... un impromptu de Carl Du Toit

Publié le par christine brunet /aloys

  

 

train-avion.jpg

 

 

 

         Option A :


Ça m’a fait plaisir de te rencontrer. Je pars avec de beaux  souvenirs de ton pays.

Moi aussi tu sais. C’est différent de s’écrire. Quand vas-tu revenir ?

Dans quelques années peut-être. On ne sait jamais avec la vie.

Ah bon… Alors, ne manque pas ton avion pour moi.

Bon, un petit câlin c’est permis ?

Deux si tu veux, on est amis.

J’entends l’annonce, je dois y aller.

Hé, c’est ça, bon été.

Toi aussi…

_____________

Option B :


Ça m’a fait plaisir de te rencontrer. Je pars avec de beaux  souvenirs de ton pays.

Moi aussi tu sais. C’est différent de s’écrire. Avant que tu partes, j’ai une surprise pour toi. Ferme les yeux et laisse-moi te mettre un bandeau.

Is roulèrent vingt minutes, arrivèrent à une gare.

Nous sommes arrivés. Ouvre les yeux.

Un train ! Mais… mon avion ?

Je t’ai écrit qu’on improviserait mais ce n’est pas mon style. Ce train est pour nous, rien que pour nous deux. Nous pourrons courir, chanter, danser, nous reposer. J’ai acheté le train… aller seulement.

_______________


Conclusion :


L’histoire ne dit pas quelle option il prit.

Le train fuyait à l’horizon, sans qu’on put savoir s’il restait quelqu’un au quai.

 

 

Carl du Toit

 

 

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Les saisons du coeur, L'été, un poème de Marcelle Pâques

Publié le par aloys.over-blog.com

 

 

 

 

http://www.bandbsa.be/contes2/paquestete.jpg

 

 

Les saisons du coeur
L'été

 



Le soleil est un peintre surréaliste
Qui repeint les coeurs, les murs et les jardins
Ce Monsieur, un incorrigible optimiste
Illumine la banalité de nos matins

Partout dans la rue des sourires affleurent
Même les jours de pluie paraissent joyeux
Gamines les gouttes d'eau pliquent ploquent en choeur
Des parfums grisants ennivrent les amoureux

Mon coeur en hiver se réveille ébahi
Car tu es le soleil qui change mon destin
Après l'aposiopèse continue le récit

L'écriture de ma vie, les possibles chemins
Tout chante et m'enchante, l'alouette grisole
Dans un battement d'ailes l'espoir prend son envol

 

 

Marcelle Pâques

Publié dans Poésie

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Heure grise, un poème de Claude Colson

Publié le par christine brunet /aloys

Heure grise

Sept heures cinquante, train du matin.
Vingt et un juin, l'été revient, et moi entrain :
Il fait bon retrouver le réflexe de la main
Qui relie, inouï, hier à aujourd'hui.

Ils sont là, autour de moi,
Pensifs ou laborieux.
Fleuve constant malgré moi, malgré eux ;
Pourtant mouvant car c'est la loi
Qu' Héraclite déjà en son temps formula.

Les mêmes souvent, un peu vieillis
- Fatigue des jours non épongée par la nuit -
Des femmes parfois font bonne figure,
Dissimulent cela sous un fard ; il est de bure.

Ils lisent ou papotent pour oublier l'ennui
D'un trajet qui les mène au labeur d'une vie.
Ils nourrissent en eux les rêves des beaux jours,
Ces semaines de vacances, ces congés un peu courts.

Et pourtant libéré de tout ça, je ne peux retrouver pleine joie
Car je suis seul dans ce train, moi ;
Et sais bien qu'ici-bas
C'est ensemble qu'il faut longtemps poser ses pas.

 

Claude Colson

claude-colson.monsite-orange.fr

Publié dans Poésie

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Synopsys du roman de Thierry Delvaux "Sur le chemin de Toiano"

Publié le par christine brunet /aloys

 

http://www.bandbsa.be/contes2/delvauxthierry.jpg

 

 

« Sur le chemin de Toiano » est à la fois un roman historique, un roman sentimental et une intrigue criminelle.


Xavier Feraud, célèbre écrivain et journaliste, se remet en question, parcourant la Toscane à l’aventure.


Intrigué par une inscription sur la route, il s’engage sur un petit sentier qui le conduit tout droit vers Toiano, un minuscule village abandonné,
deux rangées de maisons en ruine. L’endroit est mort, désert.


Xavier, déçu, n’y reste que très peu de temps. Qu’y a-t-il d’autre à voir en somme que cette somptueuse vue sur les vignobles et les oliveraies ?

Deux kilomètres plus loin, il traverse un petit bois, sombre et sinistre.


À mi-chemin, une stèle funéraire attire son attention. Une inscription y rappelle l’assassinat en 1947 de Chiara, une jeune et jolie paysanne de vingt-deux ans. Une photo, le portrait de la jeune femme, le marque et le trouble profondément.

Xavier fait la rencontre de Paolo, un vieil homme acariâtre qui a très bien connu Chiara.
Non seulement elle était son amie d’enfance, mais aussi celle qu’il n’a jamais cessé d’aimer.


Xavier propose à Paolo de le reconduire chez lui. Ce dernier lui offre l’hospitalité pour lui raconter la formidable – mais terrible – histoire de Chiara Contini.

Xavier va aussi croiser le chemin de Manuela, une jeune et jolie doctoresse en quête d’une vérité douloureuse. Qui est-elle vraiment ? Quels sont ses liens avec « l’affaire Contini » ? Pourquoi tant de haine à l’encontre de Paolo ?

À propos de Chiara et de l’Histoire…


1935. Chiara a dix ans. Elle vit avec ses parents, Maria et Alfonso, à Toiano, sympathique petit village d’une vingtaine d’habitants trônant fièrement sur une colline toscane.

 
L'Italie est alors dirigée d’une main de fer par Benito Mussolini, le Duce.

 
Chiara et Paolo sont amis, malgré les différences d’opinions politiques qui opposent leurs familles.

 
Le fascisme de Mussolini règne en maître sur l’Italie.


Xavier découvre la forte personnalité de la fillette qui
grandit dans un climat difficile oùhttp://www.bandbsa.be/contes3/chemintoianorecto.jpg l’endoctrinement des jeunesses italiennes se pratique comme une véritable religion. Elle fait pourtant preuve d’une grande maturité de caractère et de courage en essayant de convaincre son ami Paolo que les idées du Duce et de ses sbires ne sont pas les bonnes.
1939. La guerre éclate.


Les juifs, les communistes, les antifascistes sont poursuivis, persécutés.
Le Grand Conseil fasciste confirme l’alliance des pays de l’Axe.
L’Italie est encore, pour l’instant, non-belligérante.


Pour les Toscans, l’été 1939 touche lentement à sa fin dans la douceur et la sérénité…
Chiara passe, sans le savoir, son dernier Noël avec son père qu’elle adore et admire par-dessus tout.


Le 10 juin 1940, l’Italie déclare à son tour la guerre à la France et à la Grande-Bretagne. Jalousant Hitler, Mussolini veut aussi sa part du gâteau.


Le 12 juin, les hommes de Toiano sont mobilisés et quittent leurs familles.
Parmi eux, Alfonso, le père de Chiara, et Paolo…

 
Pour Chiara, c’est un déchirement de les voir partir. Elle pense à son père qui va devoir se battre dans une armée amie des Allemands, à l’encontre de ses opinions.

 
Juillet 1943, rupture de l’Axe. Mussolini, mis en minorité, est destitué par le roi et arrêté.
Septembre 1943, capitulation sans condition de l’Italie et débarquement allié sur la péninsule italienne.

 
Des combats violents, une progression pénible des soldats face aux terrifiantes lignes de défense allemandes...


Les Allemands se sentent trahis par l’Italie, occupent le pays et se vengent. Toiano n’échappe pas à la règle.


Janvier 1944, opération Shingle, les Alliés débarquent à Anzio, au sud de Rome.
La Toscane, c'est encore loin de Naples et d’Anzio et pourtant...


La liberté se rapproche lentement, trop lentement.


Chiara va alors devoir faire un choix, fidèle à ses convictions et à celles de ses parents... 

 

 

Thierry Delvaux

 

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Mon amie Utako, une nouvelle de Kate Milie

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

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Mon amie Utako

 

 

 

 

 

C’était l’automne 2004, j’avais décidé que l’Angleterre serait ma patrie pendant un an.

 

Le prénom de ma toute première Amie ? Utako.

 

Notre tout premier contact ? J’en ris encore. T’as rien pigé à mon anglais du premier soir et j’ai rien pigé au tien. Miss Smith a dû traduire: Kate says « blablabla », Taco says « blalabla ». Miss Smith n’a jamais réussi à t’appeler correctement, tous les matins, ce fut : « Good morning Kate, Good morning Taco ». Mais dès le premier breakfast, nous avons su que nous deviendrons les meilleures amies du monde. On s’est très vite, très bien, comprises. Tu étais fleuriste et bossais pour une grosse boîte en plein cœur de Tokyo. Tu m’as raconté des horaires démentiels, des trajets monstrueux. Stop !!! Breaaak !!!! Tu étais venue en UK suivre une formation en anglais et en art floral. Tous les jours, tu ramenais à Miss Smith une magnifique composition qui donnait un air de grande fête au cosy petit intérieur. Dans un premier temps, Miss Smith fut enchantée de ces montages « Mariage Princier à Windsor », mais il est vrai que sa bonbonnière de maison prit rapidement l’allure d’une serre de jardin botanique. Utako, tu accueillis ses airs exaspérés avec classe et élégance.

 

Il faut vous dire qu’une Utako, c’est 1 mètre 60 de grâce, 42 kg de douceur, des cheveux mi-longs joliment colorés auburn, des yeux délicatement maquillés de vert tendre, des lèvres qui avaient tout le temps l’air de chanter, une voix de colibri et une garde-robe aérienne de princesse de manga de bon goût. Mon amie japonaise avait une passion : goûter avec un air d’exploratrice la nourriture anglaise et l’immortaliser avec son p’tit Nikon de poche. Tout y est passé, l’English breakfast, bacon, œufs, haricots à la sauce tomate, champignons, les toasts pain de mie, le truc « marmite », et, les Jack potatoes, et, le Sunday lunch avec le yorkshire pudding, la sauce à la menthe, et, les pies and mash, le Ploughman lunch, les crumbles, les cheesecakes… Hé, Utako, merci d’avoir été solidaire le jour où je me suis révoltée contre la Jelly rose et verte et l’excès de crème custard.

 

Dis, tu te souviens de cette virée à Brighton ? On voulait voir la mer, entendre crier les mouettes, manger en terrasse des Fish et Chips graisseux et regarder les bateaux danser. Ah ! Le Cream Tea gourmand qu’on s’est offert dans le plus vieux tea room de la ville, même que les serveuses portaient des tabliers blancs ornés de dentelles comme à l’époque de Dickens. Et Londres, tu te souviens, chacune s’en est allée faire ce qu’elle avait à faire, toi, stage de danse orientale, moi, expo à la Tate, virée chez Fortnum and Mason et balade sur Picadilly. Rendez-vous à Charing Cross et retour en train en papotant comme si on s’était quittées pendant 10 ans. Et cette soirée pub, Utako, haha, minuit, impossible de trouver un taxi, on est rentrées à pied chez Miss Smith, quatre kilomètres et un sous-bois à traverser serrées l’une contre l’autre, marchant sur la pointe des pieds pour ne pas nous faire remarquer par les monstres de la nuit. Nous avons été tellement silencieuses et transparentes qu’un bébé chauve souris nous a heurtées de plein fouet. Ce qu’on a hurlééééééé !

 

Mon amie, alors que le monde abasourdi ne cesse de mentionner des noms fous de tsunami et de centrales nucléaires, je fais des fouilles archéologiques pour essayer de retrouver, mais en vain, ton adresse. Alors, à défaut de t’envoyer un mail : « Utako, are you OK ? », je puise dans mes souvenirs et me rappelle avec une énorme pointe de nostalgie que le tout premier mois de ma vie anglaise fut marqué par la gentillesse nippone.

 

 

 

Kate Milie

Juin 2011

kate-milie.skynetblogs.be


Publié dans Nouvelle

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Tour de France, une nouvelle de Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

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Tour de France

 

Cette histoire date d'un temps très lointain où chaque année et à plusieurs occasions, la procession passait dans les rues du village.

 

Chaque fois que le cortège, curé en tête, défilait dans la rue où il habitait, Raymond, un homme par ailleurs assez paisible, manifestait sa mauvaise humeur en criant par la fenêtre grande ouverte de sa chambre : "Le Tour de France passe ! V'la le Tour de France qui passe !"

 

Croyez-moi, il hurlait plus fort que les maraîchers, le Raymond et il ne privait pas de le faire depuis le moment où le cortège était au coin de sa rue jusqu'à ce qu'il disparaisse de sa vue.

 

Il faut dire que depuis que la jolie fille qu'il courtisait avait décidé d'entrer au couvent une cinquantaine d'années plus tôt, Raymond s'était mis à détester les curés, le clergé et toutes les manifestations religieuses. Alors, depuis ses vingt-deux ans et jusqu'à sa vieillesse, il garda cette habitude de s'en moquer.

 

Pour rien au monde, il ne se serait absenté du village un jour de procession. Tant il était excité, il passait une nuit blanche la veille de l'événement.

 

Et puis vint ce samedi de juillet où Raymond rendit le dernier soupir ! On fixa la date des funérailles au mardi suivant ! Ce mardi-là, Clémentine sa femme, malgré le chagrin, eut un petit sourire. En effet, pour conduire son époux jusqu'à dernière demeure, il fallut faire un long, très long détour à travers le village parce que ce mardi-là, eh bien, le Tour de France passait par les routes que devait emprunter le cortège funèbre pour rejoindre le cimetière !

 

Beaucoup de villageois virent là un signe du ciel, même une sorte de châtiment. Même Clémentine qui en voulait toujours à son époux d'avoir manifesté un si fidèle attachement à son premier amour, applaudit à cette soi-disant justice divine…

 

 

Micheline Boland

 

Publié dans Nouvelle

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Christine Brunet a lu "Contes bizarres 2" de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

 

Photo Christine Brunet

 

Que dire qui n'a pas été dit avec "Contes bizarres 1"? En fait, je vais sans doute vous surprendre, mais des tas de choses, sans doute parce que ce second opus est celui des superlatifs... plus comique dans la description des situations, plus acide dans l'approche des personnages et l'étude de l'âme humaine, plus original dans l'univers qu'il aborde.

Vous savez quoi ? Bob est un conteur, plus aucun doute ! Vous souvenez-vous du contehttp://www.bandbsa.be/contes2/projetrectopetit.jpg des frères Grimm, Raiponce ? Bien sûr, tout le monde le connait ! mais l'avez-vous lu versus Bob Boutique ? caustique à souhait, marrant, bien redessiné, modernisé...

Son talent ? Vous faire passer des vessies pour des lanternes en vous faisant croire que vous seriez capable d'écrire comme lui... Mon oeil! Tout est étudié pour que vous le pensiez... et que, malgré vous, vous vous impliquiez.

Bob est un ciseleur de mots... Ses mots sont les vôtres, les nôtres: langage parlé, pensées et mots volés au fil de conversations, réactions naturelles... Croyez-moi sur parole, lecture faisant, vous vous dites forcément que vous auriez pensé comme le héros. Mais auriez-vous agi comme lui ? Evidemment pas !

Ben voyons...

Une série de contes à découvrir absolument !

Bon, vous avez compris, j'ai adoré ! Bob, à quand le numéro 3 ?" (Bob Boutique, www.bandbsa.be/contes.htm)

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

www.aloys.me

www.passion-creatrice.com

Publié dans Fiche de lecture

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Elle avait une robe de grand vent, un texte de Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

 

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ELLE AVAIT UNE ROBE DE GRAND VENT…

Qui était-elle ? Où allait-elle ? Je vous invite à l'inventer…

 

Elle avait une robe de grand vent…

"Grand Vent", le créateur à la mode. Celui qui, depuis quelques années, fait la mode à Paris, à Milan et à Londres.

Elle, c'est Caroline Pepper, le mannequin vedette de la maison.

 

Caroline s'était levée tôt ce matin-là, vers dix heures ! Après sa douche, elle avait pris un simple café noir sortant tout droit de la machine design "Cafféo GV" (GV pour Grand Vent, évidemment). Elle avait passé cette petite robe de la dernière collection qui lui seyait à merveille et s'était dirigée vers la station de taxis toute proche. À onze heures, elle arrive au studio, salue rapidement le photographe et son assistant et commence la séance.

 

À midi, tout est "dans la boîte" et Caroline peut aller manger son plat préféré, une salade indienne.

 

C'est à quatorze heures précises, qu'elle a rendez-vous avec Gérard V. (Vander berg pour les intimes), le patron et créateur de la maison de couture.

 

Gérard lui avait téléphoné la veille pour lui demander de passer à son bureau. Il avait, paraît-il, des choses importantes à lui dire.

 

Assis derrière une grande table blanche, Gérard ose à peine la regarder. "Mauvais signe", se dit Caroline…

 

"Ma chérie, tu sais combien tu comptes pour nous et combien, grâce à toi, Grand Vent est devenue célèbre. Pourtant, j'ai décidé de me séparer de toi. Oh, je n'ai rien à te reprocher mais il me semble qu'un peu de sang neuf ne ferait pas de mal. J'ai donc décidé d'engager Olga Plozic pour te remplacer. Tu passeras chercher ton chèque à la compta et tu verras que j'ai été généreux !"

 

Gérard se leva, Caroline aussi et sortit sans dire un mot.

 

Désormais les robes de Grand Vent seraient sur les épaules de cette grande blonde qu'elle détestait ! Elle s'en fichait bien Caroline. Demain, elle rencontrait Michel H, le créateur de chez Pierre Carsin...

 

Louis Delville

http://louis-quenpensez-vous.blogspot.com/

 

Publié dans Textes

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Alain Magerotte a lu "A un détail près", de Walter Macchi

Publié le par christine brunet /aloys

À UN DÉTAIL PRÈS
par Walter Macchi

 

Il y a du pet, comme on dit en argot. Comment ça ? Cela signifie que ça ne sent pas bon. Où ça ? Dans une boîte Suisse de parfum. Un comble !

La mort étrange de l’égérie d’une célèbre marque de cosmétiques, l’accident domestique bizarre survenu à la chef de marque d’une multinationale, l’incendie «non accidentel» de la galerie d’art qui abrite l’exposition d’un photographe de mode à la mode… tous ces événements ont un fil rouge.

L’auteur s’est bien documenté ou alors il en connaît un fameux rayon au niveau de la conception d’un parfum. Il nous invite par le biais de ses personnages, à suivre le parcours du 6ème sens, un parfum mystérieux, et nous entraîne ainsi dans une aventure au rythme trépidant. On ne s’ennuie pas une seconde, croyez-moi. Je ne vais évidemment pas vous raconter l’histoire, ce serait un sacrilège !

Je vais plutôt vous donner une idée de ce que pourrait être le casting si un jour, c’est dans les probabilités, ce roman était porté à l’écran.

Alors, dans le rôle du héros, Ugo Campana (tiens, Depardieu s’appelle «Campana» dans «La Chèvre»…), je verrais bien Gilles Lellouche (remarquable de crédibilité dans «A bout portant»). Eva, l’égérie, mmm… Laetitia Casta ou Alice Taglioni, j’hésite. Allez, je choisis la seconde, probablement influencé par son rôle dans «La Doublure».

Jane : Agnès Jaoui et Alice Sommers :… Juliette Binoche1° de couverture A un détail près (notamment pour son rôle dans «L’insoutenable légèreté de l’être»). Une actrice plus jeune ? Audrey Tautou…

Marco : Gérard Lanvin et Luigi, Jean Dujardin dans un rôle à contre-emploi, pourquoi pas ? Guillaume Canet pour Giulio, sympa, non ?

Oliver : Lambert Wilson et Le Guenn, Jean-Pierre Castaldi. Quant à Bill, Mel Gibson ferait bien l’affaire.

Mes aïeux, quelle affiche ! Ça va coûter une fortune ! Oui, mais une telle palette ne peut qu’attirer du monde et puis le scénar est en béton ! D’ailleurs, je conseillerais à Walter de prendre un pourcentage sur les entrées plutôt que de demander un forfait.

Voilà une oeuvre de classe par un auteur de classe. Tout est classe, y compris la cover ! Ah, l’élégance italienne !... Ça ne s’achète pas et ça ne se commande pas, même à Noël !

«A un détail près» est à consommer d’urgence par tout amateur de «policier» ou tout simplement par tout amateur de bonne littérature.

A un détail près : Walter dédie son livre à son père… coïncidence, j’ai également dédié «La part d’ombre» (mon p’tit dernier) à mon père.         

 

ALAIN  MAGEROTTE

  

Publié dans Fiche de lecture

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Sur les murs de la ville, un poème de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

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Sur les murs de la ville

 

 

 

Sur les murs de la ville,

Des graffitis, tatouages libertaires,

Colorent de lettres, de dessins subtils,

Les murs de béton ou ceux de pierres.

 

Ce sont les cris de nos enfants,

Leurs crachats, leurs humeurs,

Des cris d’amour, des cris de sang,

Eclaboussures de leur cœur.

 

N’effacez pas ces graffitis,

Donnez des murs à vos enfants,

De longs murs pleins de gris,

De béton désarmé, et de sables émouvants.

 

Sur les murs de la ville,

Des graffitis, tatouages libertaires,

Colorent de sang, de nicotine, et de chair

De ces enfants, héros et héroïnes.

 

 

 

 

Carine-Laure Desguin

carinelauredesguin.over-blog.com

 

Publié dans Poésie

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