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Maël Gentgen nous présente son roman "Coeur de foudre"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

« Je serai cosmonaute » Un mouvement de stylo dessine parfois une route vers les étoiles. C'est ce que l'écrivain belge Maël Gentgen doit se dire, lui qui enfant rêvait de se percher sur l'extrémité du croissant de lune. Du ciel de l'enfance est né un Imaginaire de voyage. Et quand, en fouillant dans une vieille malle rongée par l'oubli, il découvre un recueil de poèmes écrits par son père, c'est la révélation : l'écriture était la voie à suivre.

 

Le résumé :

 

Coeur de foudre est un roman noir à l'odeur de soufre qui plonge ses racines dans ce que l'homme a de plus ténébreux. Des pistolets fument sur les plaines, à l'horizon des possibles, là où le sang a remplacé les larmes. C'est une histoire de limites : celles de ceux qui ont voulu, un jour, jouer entre la vie et la mort.

 

L'extrait :

 

« La mort est omnipotente et règne dans l'ombre et l'inconnu. Elle permet que cet espace de vie si infime, cette petite flamme qui exhale sa durée à la face du ciel, ce destin si fragile et si tendre, puissent nourrir les rêves des hommes.»

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Christine Brunet en invitée du blog Aloys avec le trailer de son nouveau thriller "Malfarat"

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/XpWqBOWdPks

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Un article pour Claude Emanuelli et son roman, Virus dans le Pattaya Journal

Publié le par christine brunet /aloys

Un article pour Claude Emanuelli et son roman, Virus dans le Pattaya Journal
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Ani Sedent a lu le dernier roman d'Edmée de Xhavée "Lovely Brunette, tout simplement"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

C’est un cliché, avec ses tons sépia et sa bordure crème dentelée témoin muet d’une époque où le monde était différent, qui m’a donné envie de lire « Lovely Brunette, tout simplement ».

  Avec cet ouvrage, Edmée de Xhavée nous livre, par petites touches, tout en finesse, non pas une biographie mais un regard ; celui d’une enfant, d’une jeune fille, d’une femme sur une maman aimée.

  Au fil des pages, de souvenirs en anecdotes, Edmée de Xhavée nous entraîne dans la vie de Lovely Brunette d’une plume pleine d’humour et d’amour.

  C’est un très joli livre qu’on ouvre avec curiosité, qu’on lit avec plaisir et qu’on referme avec émotion… tout simplement.

 

 

Ani Sedent

 

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Nos nouveautés !!! Bonne lecture !

Publié le par christine brunet /aloys

Nos nouveautés !!! Bonne lecture !
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Edmée de Xhavée a lu notre collectif "Tribulations d'auteurs"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Je viens de terminer le savoureux collectif – Tribulations d’auteurs - paru chez Chloé des lys, réunissant les aventures et mésaventures d’auteurs en quête d’éditeurs, de lecteurs, de stylo et bien d’autres choses. C’est aussi une occasion de retrouver ou découvrir d’autres auteurs – et leur parcours piégé.

Séverine Baaziz revient sur la présentation au temple de son quatrième roman, accueilli avec tapis rouge et trompettes dans un café littéraire, tenu par une fidèle lectrice désireuse de partager son plaisir. Un plaisir que l’auteur ne boude pas et que, encore émue, elle nous décrit.

Micheline Boland, égale à elle-même, nous régale littéralement d’un peu de noirceur bien dosée et rusée…

Bob Boutique s’indigne des exigences de son amie Cri-cri, qui ne plaisante pas avec les retards et diktats et raconte qu’il déjante alors que tout le monde sait qu’il n’en est rien. Mais… urgent, c’est urgent, et il est diligent, Bob !

Christine Brunet aimerait que les lectrices ne soient pas toutes en doudoune noire, car entre le déjà vu ou la potentielle fan elle s’y perd un peu. C’est qu’il faut parfois maintenir le sourire en forme et qu’il ne vire pas au claquement de dents d’un piranha avec les réflexions parfois irritantes ou les visiteurs en chasse aux discounts.

Luce Caron en a encore la tête qui tourne. Gallimard l’a boudée. Pas perdu pour tout le monde : les éditions Marguerite du Bois lui ouvrent la porte à deux battants, et lui envoient, le plus aimablement du monde, le parcours fléché de l’auteur, une sorte de carte de chasse au trésor avec un zeste de Monopoly.

Alain Charles nous livre un poème désabusé, une sorte d’avertissement et d’incitation à suivre un cours de renforcement de l’estime personnelle.

Claude Colson, alors là, cet homme arrive à désenchevêtrer un secret familial en plein salon, livres et généalogie se rencontrant avec bonheur.

Carine-Laure Desguin nous dégaine un souvenir « salon », une presque gaffe survenue malgré le soin apporté à la présentation de son dernier (à l’époque, Les enfants du grand jardin), et voici « C » aux yeux révolver qui veut sa dédicace, et là, attention, il faut bien suivre le tour de prestidigitation…

Bettina Forment, elle y tient, à être publiée, et elle y met le paquet, le courage, la persévérance, la diversité dans les styles et sujets… tout, vous dis-je. Elle a le cœur à l’arrêt quand elle reçoit des réponses, oh zut, ces réponses impersonnelles – quand il y en a. Et puis un jour, un jour….

Jean-François Foulon… Après avoir rêvé en cinémascope et technicolor d’un talent reconnu et accueilli dans l’Olympe, il a pensé que, peut-être, après tout, il lui faudrait gravir les échelons comme tant d’autres. La joie est là, pourtant, un pas à la fois. Et les salons, la grande surprise des salons et puis surtout, le net avantage d’un marketing bien rodé sur le talent…

Jennifer Platarets et son premier salon, celui où enfin elle rencontrera des auteurs collègues virtuels et dédicacera sans relâche, le poignet de plus en plus souple. Tiens, des auteurs s’en vont avant la fin… un énergumène fait un chahut pas possible…

Martine Platarets et l’éditeur odieux, infâme, qui aboie – et boit, tiens, oui, il boit et fume et est en colère. On dirait un très mauvais rêve.

Christina Previ présente un duo des plus intéressants, une sorte de chassé-croisé, une histoire d’amitié, d’indépendance, de surprise finale. De bonne surprise. Le Happy Ending, en somme…

Quant à moi, Edmée, c’est dans l’exagération que je vous emmène aussi dans le monde des salons (on le voit, ça reste souvent une expérience perturbante, les salons…) et le stand à partager avec des êtres qui, s’ils sont auteurs « comme nous » et publiés chez le même éditeurs, restent souvent d’étranges exemplaires de ce qu’on appelle « auteurs »…

 

Edmée de Xhavée

 

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Un interview de Vincent Knock pour la sortie de son nouvel ouvrage "Le début de rien"

Publié le par christine brunet /aloys

Chloé des Lys : Vincent Knock, votre premier livre, « Le début de rien », vient de paraître dans une nouvelle publication aux éditions Chloé des Lys. Quelle est son histoire ? Comment est-il né dans votre tête ? Comment l'envie de l'écrire vous est-elle venue ?

Vincent Knock : Le début de rien raconte les histoires croisées de personnages en couleurs, tapis dans des corps nébuleux et englués dans des existences répétitives mais avec des rêves. Nouant tour à tour des rapports schématiques autour des bacs des disquaires, des distributeurs à café, dans des couloirs sans fin, des appartements étriqués ou des salles de concerts dans la grisaille lilloise. Autant de points de passages, existentiels, captant les individus comme des êtres en mouvement mais toujours guettés par l'inertie définitive. Avec en toile de fond des histoires d'amour contrariées, des quêtes éperdues pour obtenir un tant soit peu de reconnaissance dans un siècle finissant. Mais le thème central du livre est la difficulté à entrer dans le monde adulte avec tout ce qu'elle implique de compromis. Voilà pour le décor !   

L'impulsion pour écrire ce roman m'est venue assez tard. Disons qu'ado je n'écrivais pas et je lisais assez peu, je me disais tous le temps que ce genre de connerie n'étaient pas pour moi : s'enfermer délibérément pour s'avaler un pavé de plusieurs centaines de pages m'apparaissait suspect. Je passais le plus clair de mon temps à jouer dans un groupe de musique (pour l'aspect créatif) où à faire du skate-board (pour le côté sportif), souvent avec les mêmes potes. Et puis comme les groupes ne sont pas fait pour durer, je me suis retrouvé seul à ruminer dans mon coin. C'est à ce moment là que j'ai commencé à lire comme une brute, avec le sentiment que j'avais pris vachement de retard. Comme j'étais en fac, j'avais beaucoup de temps pour moi. J'ai écris deux romans historiques sur l'Allemagne des années 30, à mon goût trop marqués par ce qui faisait déjà et qui a suscité une mauvaise réaction d'un éditeur connu. J'ai donc passé du temps à chercher mon sujet.

Entré en institut de formation des professeurs après plusieurs années de vie active je me suis trouvé confronté à une génération qui n'était plus la mienne. Nous avions grandi avec « Star Wars » et Atari et eux ne juraient que par « Harry Potter » et Playstation. Certains profs stagiaires avaient dix ans de moins que moi avec leurs propres références culturelles, un langage commun, complètement décomplexés et prêt à bouffer de la vie. De quoi vous filer un sacré coup de vieux.  Je voulais donc évoquer cela avant de tourner la page. Comme quand on fait le tour d'une chambre d'hôtel une dernière fois, pour voir si on n'a rien oublié, avant d'éteindre la lumière et de refermer la porte derrière soi.

 

 

Chloé des Lys : A-t-il été difficile de se retrouver devant une page à remplir ?

Vincent Knock : Disons que tout travail d'écriture nécessite de nombreuses recherches, lectures, notes, trame à suivre, etc. Je ne pars pas de rien. Je connais parfaitement l'endroit où je veux arriver. Reste le voyage entre le premier mot et le dernier qui reste, pour moi, un peu mystérieux. J'écris surtout le matin, très tôt, pour me dire que j'ai du temps. Je n'ai pas de rituel. Disons seulement que j'écoute de la musique pour empêcher d'entendre le ronron de mon ordinateur portable.

 

Chloé des Lys : Au fil des chapitres, vous mettez en scène une jeunesse désabusée. Vous décrivez sa vie avec justesse, entre la fac et les bars, les appartements mal rangés et les concerts, les amourettes et la vie de famille. D'où tirez-vous cette connaissance du jeune ? Est-ce un revival de vos années fac ?

Vincent Knock : Même si les premiers romans « empreintes » pour ainsi dire beaucoup à l'expérience personnelle d'un auteur, le début de rien n'est en aucun cas une autofiction. Le traitement des portraits de chacun des personnages masculins ou féminins, avec l'utilisation de détails révélateurs  pour leur donner des implications symboliques et philosophiques contribue largement à donner à l'histoire une dimension existentielle universelle. 

Mes thèmes de prédilections étaient : la nostalgie, le souvenir de jeunesse omniprésent, la force des sentiments ou la décrépitude. Je voulais écrire une  sorte de « livre sur rien » cher à Flaubert, d'ou le choix de mon titre. Car à cet âge avancé de l'existence, on passe plus de temps à chercher quelque chose même si on ne sait pas vraiment quoi. Je pense que les vies cabossées de ces héros pourraient n'avoir aucun intérêt si elles ne faisaient tant échos par certains aspects à la vie de chacun d'entre nous. Nos fameuses années de jeunesse « qui comptent double ou triple » et nous renvoie à un passé qui nous habitent pour toute une vie.

 

 

Chloé des Lys : Vos personnages ne vivent pas d'aventures extraordinaires. Ils n'entretiennent pas de relations complexes. Ils se laissent porter par leurs aspirations et par leurs désirs, jour après jour. Cette culture du normal et du quotidien, qu'on perçoit dans vos écrits, cela semble vous faire dire que personne ne devrait être obligé d'être exceptionnel, de faire de grandes choses. Qu'en pensez-vous ? Croyez-vous qu'il existe une sorte de pression sociale à l'exploit ?

Vincent Knock : C'est l'éternel dilemme : Vaut-il mieux être acteur de sa propre existence au risque d'aller au devant de grave déconvenue où au contraire se préserver en se contentant d'en rester un simple spectateur ? De nombreux blogs encouragent l'individu assoiffé d'amour que nous sommes tous un peu à faire étalage de son quotidien banal à souhait, l'universalisant du même coup. Et les commentaires de nombreux êtres tout aussi esseulés où paumés reçus quotidiennement achèvent de vous convaincre que vous êtes quelqu'un de spécial qui gagne à être connu. Pourtant tout ça n’est qu’une illusion. Le philosophe Clément Rosset l'a très bien démontré dans le réel est son double : l'homme tente le plus souvent de fuir le réel, lui préférant la fabrication d'un autre monde pour ne pas voir celui qui est donné à voir. Echapper à la réalité commune et sensible de l'existence en s'inventant une nature virtuelle jugée plus importante. Cet état de fait est encore plus criant chez les jeunes qui connaissent les technologies depuis toujours à la différence des générations précédentes qui les ont découverts au sortir de l'enfance. Leurs maîtrises pour les jeunes en est innée et non acquise. Enfants de la « bulle internet » en quelque sorte. Les jeunes ne s'étonnent d'aucune réussite, rien ne les inquiète. D'ailleurs, la réussite ne passe plus forcément par un apprentissage long et laborieux. Pire, l'exploit est plus remarquable encore s'il n'a nécessité que peu d'efforts, de temps ou de contrainte pour atteindre sa cible. Cela touche de nombreux domaines : en littérature avec des auteurs affichant fièrement leurs quinze ans comme principal argument de vente où en musique, avec le phénomène des bébés-rockers, par exemple. Au contraire, plusieurs personnages de mon livre sont hantés par la question du sens à donner à tout ça, cette course effrénée à la réussite signifie-t-elle vraiment quelque chose ? Comme l'affirme l'un d'entre eux : nous sommes la génération dont les parents ne sont pas satisfaits [...] malgré leurs deux voitures, deux enfants, une maison individuelle avec jardin ou une moto. Ce livre est aussi là pour ça : rappeler que la vie ne se résume pas à une histoire de train qu'on doit forcément prendre en marche sous peine de rester à quai, où à la traîne des autres. Refuser cette alternative c'est déjà choisir.    

 

 

Chloé des Lys : On ne peut pas dire que les personnages aient des repères stables. Ils aspirent à devenir mannequins, à investir le monde souterrain. Leurs idoles sont des métalleux. D'aucuns diraient que ces jeunes sont perdus, mais pas vous. Ils vivent quand même, ils se construisent quoi qu'il arrive, et deviendront des adultes comme les autres. Croyez-vous qu'il est dans la nature des aînés de critiquer la jeunesse ? De s'inquiéter à l'idée que leur monde sera demain en de telles mains ?

Vincent Knock : Il est dans la nature de la jeunesse de se construire en réaction à la culture de ses aînés. Les ruptures sont alors plus ou moins marquées selon les milieux socio-culturels, c'est certain. Même si il est toujours intéressant pour une génération d'écouter les messages et valeurs véhiculées par les générations qui l'ont précédées, le propre de la jeunesse est de réinventer les cultures antérieures, de se les approprier en les mettant parfois à mal, pour que de ce terreau naissent de nouveaux modèles qu'ils soient sociaux, culturels ou économiques. A ce propos, l'exemple de l'industrie musicale qui n'a pas su amorcer son virage économique suffisamment tôt est particulièrement évocateur des craintes adultes pour cette culture jeune.   

 

 

Chloé des Lys : Visiblement, vous connaissez bien la scène lilloise, en plus de vous intéresser à la musique. Qu'en pensez-vous aujourd'hui ? Est-ce que vous conseilleriez Lille à un groupe qui veut se lancer ? Y a-t'il selon vous un style mieux représenté que les autres  à Lille ?

Vincent Knock : Beaucoup de choses souvent très différentes peuvent s'écouter de ce côté de l'hexagone. La scène lilloise avec ses bars-concerts du vieux Lille ou du quartiers Moulins a fait les beaux jours d'une scène pop rock anglaise aux débuts des années 90, avant de quasiment disparaître au profit de formations plus métalleuses au tournant du siècle. Aujourd'hui, la scène rap régionale est active. Mais curieusement, aucun formation régionale, quel que soit le style, n'a réussi à percer sur le plan national. Lille reste tout de même un endroit intéressant pour en découdre musicalement. Avec des températures fraîches même en été, son éternel rideau gris de nuages, il est certain qu'on aspire plus à s'enfermer dans une cave de pub pour s'éclater les tympans à coups de riffs de guitares que de subir les assauts répétés en terrasse d'une pluie lavasse dans son verre.   

 

 

Chloé des Lys : Maintenant que ça y est, que le livre est publié, qu'est-ce qui vous passe par la tête quand vous revenez sur cette aventure ?

Vincent Knock : Je me dis que ce qu'il y a de plaisant avec une publication c'est que ça arrête définitivement le processus créatif et qu'on va pouvoir se consacrer à autre chose. Même si on pense qu'on aurait pu écrire ceci ou cela d'une manière différente, retoucher un mot, une virgule, il faut savoir s'arrêter. Le livre publié signe un arrêt, comme une petite mort où une petite naissance, c'est selon.

 

 

Chloé des Lys : Vous souhaiteriez publier à nouveau ? Peut-être avez-vous déjà un projet en tête ?

Vincent Knock : Je viens de terminer l’écriture d’un troisième polar en nord Junior et je suis en train d’écrire la suite du thriller Une nuit à tuer et la suite de Le début de rien. J’ai envie de retrouver mes personnages pour découvrir ce qui leur arrive à chacun après toutes ces années. Deux satires sur fond de roman noir mâtiné de polar dans la veine de Raymond Chandler, pour l’un et de roman noir fantastique à la Stephen King pour l’autre.    

Ces textes pourraient être des illustrations d'une citation de Christian Authier, un auteur journaliste que j’apprécie beaucoup  « Il est de certains êtres comme de certains pays, on n'en revient pas ». Je crois que je suis parfaitement d'accord avec lui.

 

Chloé des Lys : À vous le mot de la fin

Vincent Knock : Il en est également de certains livres comme de certaines rencontres, la promesse d'un autre chose. Même si je place plus de confiance dans la fiction.  

 

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Luc Degrande nous présente son ouvrage "Semeurs d'avenirs"

Publié le par christine brunet /aloys

 Court extrait

Rapidement, dès l’entame du secondaire, une brèche s’était faite jour dans la belle confiance en moi que j’avais acquise à l’école primaire et soudain les maths me fatiguaient l’esprit, me faisaient bâiller à mourir.  …  On parlait de champs, de domaines, de champs du réel, de l’irréel.  Et hop, mon esprit fuguait, prenait la tangente.  Champ : je voyais un magnifique champ de blé, ondulant sous la brise d’été.  Domaine : j’imaginais un manoir, la vie dans la cour d’un château-ferme, avec une ravissante châtelaine qui m’invitait à prendre le goûter.  Mais pourquoi bon sang étudier l’irréel, si ce n’était pas réel ?  A quoi donc cela pouvait-il bien servir ?  Qu’est-ce que cela signifiait ?  Quel sens cela avait-il ?  Pourquoi nous faire gaspiller du temps à placer des accolades et des parenthèses alors qu’il y avait tant de vrais problèmes à résoudre, d’éléments à calculer, de données intéressantes à apprendre sur la vie, le monde ?

  1.  Biographie

Né en 1958, après une formation classique «latin-grec », j’ai étudié les langues germaniques à l’université de Namur et de Louvain, et suis devenu professeur d’anglais et de néerlandais dès septembre 1980, et ce jusqu’en décembre 2002.  En janvier 2003, je suis devenu sous-directeur de l’Institut Notre-Dame de Philippeville, et j’en suis devenu le directeur en janvier 2015, et ce jusqu’en juin 2020. 

Depuis la fin de ma carrière, je consacre une bonne partie de mon temps désormais libre à ma famille, mais aussi à la lecture, l’écriture, la peinture à l’huile, la guitare, les promenades dans la nature et de temps en temps, un petit voyage avec mon épouse.  

Publications :

-Juin 2022 : Le testament, dans la collection Opuscule, chez Lamiroy

-Août 2022 : La boussole, chez Le Lys Bleu Editions

-Mai 2023 : Semeurs d’avenirs, chez Chloé des Lys Editions.

 

  1. Résumé

Semeurs d’avenirs est un témoignage qui reprend mon parcours dans le monde de l’enseignement, en tant qu’élève, puis étudiant, jeune professeur, avec tout ce que cela comporte d’incertitudes, de doutes, de découvertes, de joies et de déboires.  Ce parcours, à ma propre surprise, va m’amener, à mi-carrière, à la direction d’une école, et sera jusqu’au bout, un long apprentissage.   Ce témoignage, à portée initiatique, reprend mes impressions mais aussi mon évolution personnelle, au fil du temps, et ce sont, dès lors, soixante ans d’histoire de vie à l’école, de la maternelle à la retraite, qui sont balayés, en laissant de temps à autre, un peu d’espace pour des pistes de réflexion.  Ce livre est avant tout un acte de foi dans la jeunesse et se veut un hommage à toutes ces personnes qui croient en la capacité d’évolution des jeunes et y consacrent toute leur vie professionnelle.  Ce sont des « Semeurs d’avenirs ».

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Sam Guetof nous présente son roman "T'oubier"

Publié le par christine brunet /aloys

Sam Guetof est née à Charleroi en 1990. Diplômée en criminologie à l’âge de 25 ans, elle décide de se spécialiser dans le domaine des violences conjugales. Grande rêveuse et passionnée de lecture, c’est très jeune qu’elle choisit l’écriture comme moyen d’expression pour donner vie aux histoires qui foisonnent dans sa tête. « T’oublier » est le premier roman qu’elle ose publier.

 

Résumé

La nuit du 10 février 2012, Sarah Willard, brillante étudiante en criminologie à l’Université de Liège, est agressée sur son campus par un homme qui la traque depuis plusieurs mois. Pourtant, quelques jours plus tard, elle n’en garde aucun souvenir. Mais très vite, une image oppressante va faire irruption dans son esprit : celle d’un étrange homme masqué. Persuadée qu’il est la clé du mystère de son amnésie, Sarah va tout mettre en œuvre pour essayer de le retrouver, quitte à se mettre en danger. C’est alors qu’une rencontre salvatrice la poussera à se perdre dans une histoire passionnelle insensée. Mais si certains souvenirs peuvent rester éternellement cachés dans l’oubli, d’autres n’attendent que le bon moment pour ressurgir. Sarah finira-t-elle par découvrir l’abominable vérité à propos de celui qu’elle aime ? 

 

Extrait

Assis sur un banc la tête entre les mains, j’observe le blondinet entrer dans l’immeuble. Il a vraiment l’air con avec ses Vans, sa chemise à carreaux, ses cheveux en pétard et son pantalon trop grand. Qu’est-ce qu’elle lui trouve ? Elle vaut beaucoup mieux que ça. Elle qui est si brillante, si belle, trop belle. Les souvenirs de cette fois où elle était collée à moi dans ce bus me reviennent en tête. À nouveau, je sens l’odeur de son parfum noix de coco dans mes narines et me rappelle la douceur de ses cheveux bruns. C’est ce jour-là que j’ai su qu’elle serait la prochaine. Mais je devais être très prudent car la dernière fois ça aurait pu très mal tourner. J’ai eu de la chance, beaucoup de chance.

C’était il y a six mois, le temps file, c’est dingue. La fille s’appelait Sophie Grosjean, elle avait vingt-quatre ans et travaillait dans un magasin de chaussures dans un petit village de la Loire. Ce qui m’avait directement attiré, c’était ses yeux, ils étaient d’un bleu émeraude identique à celui de la mer des Caraïbes. Je voulais à tout prix les soumettre, les voir pleurer, me supplier. Je voulais que cet océan paisible se déchaîne sous l’effet de la peur. Et j’y suis parvenu, c’était si bon. Tout comme pour les autres, je l’avais observée durant plusieurs semaines. Devant son magasin, se trouvait un café-restaurant disposant d’une terrasse et d’un wifi pas trop pourri. En tant que webdesigner, je peux bosser de n’importe où grâce mon pc portable. J’ai donc aisément pu joindre l’utile à l’agréable en continuant à travailler tout en épiant ma proie. La petitesse de son village et de son cercle de connaissances avait fait de cette chasse la plus courte de toute. C’est d’ailleurs ça qui m’a poussé à être négligent.

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"Le début de rien", un nouvel ouvrage signé Vincent Knock

Publié le par christine brunet /aloys

Plongée dans l'esprit de Phil, Hugo, Alice, Dolorès et les autres, héros fiers et vulnérables. Leurs discussions enchaînent les lieux communs d'un langage en quête de vérité. Mais rien ne se passe vraiment. Et toutes leurs petites ambitions s'éventent mieux qu'une bière oubliée sur un coin de table. Signe annonciateur que la vie ne ressemble jamais à ce qu'on voudrait qu'elle soit. En fait, la vie ne ressemble jamais à rien.

 

Les errements d'une jeunesse paumée, en quête de sens, à Lille. Dans une ambiance rock'n'roll parfois sous acide, se succèdent des intrigues plus vraies que nature, c'est à dire multiples et avortées. S'agit-il de l'expérience ratée d'un observateur à la recherche du sens de la vie ou d'un roman-concept, rappelant le meilleur de Gregg Araki ?

Le portrait d’une génération coincée entre les modèles de réussite matérielle et l’envie de se réaliser vraiment. Le « modèle » de réussite sociale aurait-il fait son temps ?

 

Bio

Vincent KNOCK est né en 1973, de son propre aveu "pas au bon endroit, ni au bon moment". Titulaire de trucs universitaires très utiles pour gagner au Trivial Pursuit. Après des études supérieures fatigantes, il est devenu enseignant pour se reposer.

Il vit quelque part près de Lille, cette ville grise comme un rideau de classe de lycée technique qui continue de l'inspirer.

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