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Dans le Bibliothécaire : "A la poursuite du lapin blanc" de Chloé Derasse

Publié le par christine brunet /aloys

Dans le Bibliothécaire : "A la poursuite du lapin blanc" de Chloé Derasse
Dans le Bibliothécaire : "A la poursuite du lapin blanc" de Chloé Derasse

Publié dans Article presse

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Dans la revue AURA 120 du printemps 2024 (thème : REGARDS), voici le texte de Carine-Laure Desguin APRES LE FILM

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Après le film

 

  • La meuf, elle a des couilles, comment elle s’appelle déjà ? lâche Rachida.
  • Pas d’importance comment elle s’appelle cette meuf, Rachida. Elle a tué et la voilà libre. C’est pas juste. 
  • Elle venait de banlieue, c’était pas une fille de bourges, et quand même, elle a réussi l’ENA et s’est retrouvée dans les sphères du haut pouvoir. Pas vrai, Anaïs ? Tu dis rien Anaïs … 
  • Et alors ? Elle a le droit de tuer pour ça ? Elle a le droit de pas purger une peine ? Elle a le droit d’entasser son mec ?
  • Son ex-mec ! 
  • Et alors ? 
  • Daphnée a raison, c’est un pourri cet Antoine. Il s’est entassé lui-même lors de l’agression. 
  • Oui mais c’est Madeleine qui a littéralement happé le fusil et qui a tué le type. Un pauvre con, oui, mais un être humain quand même. 
  • Désolé, Phil. Madeleine et Antoine étaient en couple. Ce secret les liait à tout jamais. Antoine a mal digéré que Madeleine devenait assistante de la députée et que lui pataugeait dans un boulot inférieur, il a lâché le morceau. Il a voulu pourrir la vie de son ex. C’est un hypocrite. 
  • Julien, tu dis rien, toi ? 
  • Oh ben, tous des pourris, voilà. Le mec est un lâche, et elle, une meurtrière. 
  • Donc elle doit payer ? Son père cache le fusil. Jamais on ne le retrouvera, ce fusil. Donc pas d’empreinte de la fille. Le père a eu raison ou pas de cacher ce fusil ? 
  • C’était sa fille, son unique fille. Elle a morflé gravos pour décrocher son diplôme. Pour une fille sortie d’un trou de banlieue, quelle fierté pour ce père ! 
  • Le père devient complice du meurtre de sa fille ! 
  • Et toi, Julien, tu aurais fait quoi à la place de ce père ? 

 

Cet aprèm, séance ciné avec mes élèves de quatrième. Ils ont quinze ans. Le film, ils l’ont choisi, De grandes espérances, avec Rebecca Marder, Benjamin Laverhne, et Emmanuelle Bercot. Un film de Sylvain Desclous, un réalisateur que je ne connaissais pas du tout. Après le film, je voulais entendre les avis des uns et des autres. À l’instant je jette sur le papier leurs regards sur toute cette histoire. Je ne me souviens plus très bien de qui a dit quoi. Leurs avis qui fusaient dans tous les sens m’ont brouillé les neurones. Ça commençait à s’échauffer, chacun voulait avoir raison. D’ailleurs, le gars du bistrot me regardait d’un drôle d’air, il se demandait quel genre de prof j’étais. Tolérer un tel brouhaha, ça le faisait pas trop à cette heure-là, ça dérangeait les autres clients. J’ai demandé à mes élèves de baisser d’un ton, le gars du bistrot avait des yeux révolver, je me suis sentie criblée de balles. Ce serait trop bête de mourir comme ça, j’ai pensé. Il était dix-sept heures, tout le monde est rentré. Et là, en écrivant tout ça, je me questionne. Le père de Madeleine a protégé sa fille. A-t-il eu raison ou pas ? 

 

Carine-Laure Desguin

 http://carineldesguin.canalblog.com

 

Pour rappel AURA est une revue papier trimestrielle éditée par le Cercle Littéraire Hainuyer Clair de Luth dont voici le lien vers le blog :

http://www.clairdeluth.be 

 

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Christine Brunet a lu pour ActuTv "L'Age des Os" Cycle de Brune Sapin

Publié le par christine brunet /aloys

 

 
Je lis indifféremment de la poésie ou des romans, mais il est souvent difficile de chroniquer un recueil poétique. Celui-ci ne fait pas exception à la règle, tout au contraire. Voilà un moment que je l'ai terminé et j'ose enfin écrire quelques mots à son sujet... Je n'ai pas envie de vous parler de la structure du recueil mais plutôt de mon ressenti.
 
Qu'en dire ? Je ferme les yeux et je rappelle devant mes paupières closes le souvenir des impressions qui m'ont agitées au cours de ma lecture... parce que ces vers-là ne sont que sensations, cris, hurlements étouffés, un peu comme si la vie et la non-vie s'entrechoquaient en soubresauts, comme les battements d'un coeur : il bat... silence et il repart. Jusqu'à l'inéluctable.
 
Il ne s'agit pas d'un voyage linéaire mais d'un retour à quelque chose de primordial, presque de primitif, un besoin qui enfle jusqu'à en être douloureux, une urgence de décrire, charnellement, impulsivement les acoups vitaux de la poétesse. Un peu comme la première de couverture qui m'a interpellée, presque appelée, ce regard souligné d'une cicatrice trop voyante, cette poésie est à vif, portée par une écriture instinctive qui sort des tripes, une écriture à fleur de peau... à fleur de mots.
 
A découvrir !
 
Chirstine Brunet
www.christine-brunet.com

 

Publié dans actutuv

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Dans le Bibliothécaire, les deux derniers romans de Christine Brunet "Declassified" et 'Malfarat'

Publié le par christine brunet /aloys

Dans le Bibliothécaire, les deux derniers romans de Christine Brunet "Declassified" et 'Malfarat'
Dans le Bibliothécaire, les deux derniers romans de Christine Brunet "Declassified" et 'Malfarat'
Dans le Bibliothécaire, les deux derniers romans de Christine Brunet "Declassified" et 'Malfarat'

Publié dans Article presse

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Perrette FIRKET nous présente son ouvrage : "Angela et moi et d'autres histoires"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Extrait du livre. Quelques-uns seront nécessaires pour donner une idée

Angela Davis :  «  Noire. Je suis Noire. Noire, je suis noire. Noire comme la nuit, le ciel sans lune, la rivière qui murmure dans vos rêves, noire comme l’ébène qui pousse dans les forêts primitives, grande comme la canopée qui vous enveloppe d’un seul coup, épaisse et dense comme cet arbre qui danse dans les soirées solitaires, noire comme le charbon que nous avons extrait, noire comme ce jais qui nous a fait si mal aux mains. »

Marie Curie : « Elle est au moment de son existence où l’on tient sa vie, comme une petite lumière, dans le creux de ses mains. Eve la regarde et lui parle. Mais ses oreilles sont un peu vieilles maintenant, toujours peut-être à cause du Polonium. Elle est au bord du précipice, celui où l’on décide ou non de sauter. Maria a toujours été intrépide, ne s’est jamais débinée. »

Pénélope : « Elle ouvre les yeux, s’étire dans sa couche enveloppée de lin brut. Elle allume la lampe à huile dans les braises du foyer avec une cordelette de chanvre. Elle se lève très tôt depuis des jours et des jours, bien plus que ceux qu’elle peut compter sur les doigts de ses pieds et de ses mains, bien plus que tous les oliviers qu’elle peut énumérer qui dégringolent la pente, à perte de vue, vers la mer, désespérément vide depuis des cycles et des cycles d’années. Elle se lève dans la lumière toute grise, comme les souris qui mangent le grain des silos, grises comme les nuages qui entourent le Mont Neios les jours de mauvais temps. »

 

 

Biographie : son métier de psychothérapeute choisi par hasard, par envie, par intérêt puis par passion oblige Perrette à faire la sorcière : à vivre la moitié de son temps dans un autre monde parallèle, le monde des émotions et à y remettre du sens. Ni sérieuse, ni ordonnée, plaidant pour le désordre d’où nait la lumière, elle vit. Et elle écrit.

 

Résumé du livre

Ce sont des histoires de femmes : les plus improbables, les plus inénarrables, des femmes qui ne se seraient jamais rencontrées dans la vie, forcément : elles n’étaient pas contemporaines.

 Pourquoi elles ?

Parce que c’était elles et parce que c’était moi.

Elles m’ont donné prétexte à imaginer un moment éphémère de leur vie, elles m’ont aidée à continuer à penser dans un moment difficile. Car leurs vies sont des romans, des monceaux de larmes, d’optimisme, des tonnes de savoir, des énormes talents, des perditions terribles. Courageuses et parfois solitaires, leurs présences imaginaires m’ont effleurée, stupéfaite et permis d’écrire.

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Christine Brunet a lu "A la poursuite du lapin blanc" de Chloé Derasse

Publié le par christine brunet /aloys

 

Je pense avoir lu tous les ouvrages de Chloé Derasse avec un très grand plaisir... mais celui-ci est différent. 

Je le referme et ne peux m'empêcher de prendre la plume immédiatement pour écrire le flot d'émotions qui me secoue, me submerge. 

Ce livre est une claque... un choc... un cri. 

Il s'agit d'un récit écrit comme une fiction mais il s'agit également d'un récit si personnel, si poignant, si lucide à la fois qu'il prend le lecteur aux tripes et lui montre l'impensable. 

"A la poursuite du lapin blanc" est l'histoire d'un combat psychique violent, une course de l'héroïne après ce lapin blanc imaginaire. Chloé parvient à nous faire participer aux acoups de la vie d'Alice (l'héroïne), à ses chutes, ses désespoirs, ses crises... Elle nous fait ressentir ce corps honni, ses minutes de folie, ses dérapages incontrôlés... Et nous la sentons, cette odeur de vomi... nous endurons au fond de la gorge la brûlure de l'acide destructeur...

"A la poursuite du lapin blanc" est aussi un livre sur l'amitié, sur la volonté, l'espoir et l'amour de la vie. 

Difficile de décrire toute l'émotion qu'ont fait naître ces mots... Je m'arrête donc là... 

Un immense coup de coeur !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Publié dans avis de lecteurs, actutuv

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Joe Valeska nous livre la Suite de l’extrait de Meurtres Surnaturels, volume III : Le Triomphe de Julian Kolovos

Publié le par christine brunet /aloys

 



 

– J’ai assisté à la crucifixion de Jésus de Nazareth, en 30, et c’était un bien triste spectacle, ça aussi. Dans leur bêtise et dans leur arrogance, les hommes peuvent être d’une cruauté incommensurable. J’ai pleuré, ce jour-là, et je n’ai plus jamais pleuré, depuis. Ou je ne m’en souviens plus, pour être tout à fait honnête. Mais je sais ce qu’est la tristesse. Et la joie, et l’amour, ajouta-t-il. Je comprends toutes les émotions et je les ressens de façon intense. Plus qu’un être humain.

La crucifixion de Jésus ? Excuse-moi, je n’avais pas l’intention de te blesser, assura Julian, un brin condescendant. Tout ceci est à la fois passionnant et incroyable… Charlemagne, Jeanne d’Arc, le massacre de la Saint Barthélémy, Louis XIV, la Révolution française… Jésus ! Mais si tu nous disais plutôt ce que vous venez faire ici, tous les trois. Car vous n’êtes bien que trois, n’est-ce pas ?

– Julian… hésita Janine. Pourquoi leur ferions-nous confiance ? Ces histoires sont passionnantes, quoique tristes, mais qui nous dit qu’ils sont pacifiques ? Les vampires sont puissants, tu sais… Ils pourraient nous manipuler. J’ai été manipulée. Et tu sais fort bien de quoi je parle…

– Mais vous avez mille fois raison, belle dame, répondit le vampire Valentin aux yeux vairons envoûtants. Rien ne peut vous garantir que nous venons en paix, c’est vrai, mais c’est pourtant le cas. Alcibiade est un être bon et généreux. Il nous a sauvés, Farah et moi, de nos existences au service d’un monstre. Cet homme est un saint. Un véritable saint. Je puis vous le garantir.

Alcibiade lui fit remarquer qu’il en faisait trop, comme toujours, et qu’il le mettait dans l’embarras.

Après une minute de réflexion, à se jauger les uns les autres, Julian réitéra sa question.

– Raka, susurra alors Alcibiade. Vous connaissez tous ce prénom, il me semble… Vos noms, ainsi que les nôtres, figurent sur sa longue liste noire. Elle vous en veut, pour diverses raisons, et elle nous en veut, pour d’autres. Mais son but ultime est l’éradication des vampires et des loups-garous. Car elle nous hait. Elle nous hait tous. (Il soupira et passa une main dans son admirable et longue chevelure blonde.) Savez-vous que ce sont malheureusement ceux de ma race qui sont à l’origine de la guerre vampires/sorcières ? leur demanda-t-il, morose.

– Oui, répondit Janine. Et tout changea dramatiquement ce jour-là, à cause d’un seul immortel. Shade était le grand maître des vampires. Le roi. Il assassina la femme qu’il aimait, Mana, qui était une puissante sorcière. J’ai lu cette histoire et bien d’autres dans les nombreux livres que possédait mon compagnon, Joshua, qui est mort.

– Les fameux livres des sorcières que l’on croyait perdus, murmura Alcibiade, détournant le regard. Mes sincères condoléances pour votre malheureux compagnon, dit-il enfin. Mais si des sorcières vengeresses détenaient le pouvoir…

– Raka nous détruirait tous, les uns après les autres ! conclut Julian, plongé dans de bien funestes pensées. Ça ne finira donc jamais…

– Tu as tout compris… acquiesça Alcibiade. Aussi, je vous propose un partenariat. Trouvons cette sorcière névrosée, où qu’elle se cache, et détruisons-la. Elle est le serpent à qui il faut couper la tête.

Le vampire vint alors se poser face à Julian. Sans ciller, il lui tendit la main. Adam, Max, Janine, Kristoff, Valentin et Farah les considéraient non sans appréhension.

Mais l’acteur, malgré ses doutes, accepta finalement cette main tendue et froide.

Adam entraîna prestement Julian à l’écart. Et tant pis si l’acte ressemblait à une franche hostilité. Pourtant, Alcibiade et ses camarades ne parurent guère étonnés par l’attitude du séduisant jeune homme aux cheveux roux.

L’impresario rappela à son frère de cœur la façon dont les vampires se nourrissaient. Il lui rappela également que le château abritait plusieurs êtres humains, dont son père et sa sœur. Autant de repas potentiels et faciles.

À ces mots, Julian frissonna. Troublé, il fixa Adam, puis tourna son regard vers Alcibiade. « Non… », songea-t-il. « Je ne ressens aucune perversion en lui, petit frère. Mais… on ne sait jamais. » Il alla prendre appui sur la ceinture de mâchicoulis comme s’il était tout seul sur le chemin de ronde. Adam l’imita et lui demanda avec insistance s’il avait compris les mots qui venaient de sortir de sa bouche. Pour toute réponse, Julian poussa un profond soupir de totale confusion.

Ils n’avaient pas remarqué qu’Alcibiade, nonchalamment, les avait rejoints. À son tour, un sourire un rien canaille aux lèvres, le vampire posa ses mains sur la ceinture de mâchicoulis. Quand il réalisa qu’ils n’étaient plus seuls, Adam tressauta. « Putain ! », lâcha-t-il. « Serais-tu un crocodile ? » Alcibiade ne put s’empêcher de ricaner, ce qui faillit faire sortir Adam, d’ordinaire très cool, de ses gonds.

Passablement mal à l’aise, Julian pria son ami de le laisser seul avec le vampire. À contrecœur, Adam obtempéra et rejoignit les autres à l’autre bout du chemin de ronde. Ils semblaient tous fort perplexes. Comme pour le rassurer, Kristoff posa une main sur l’épaule d’Adam, et la belle Farah lui dit qu’il avait tort de s’inquiéter, qu’ils savaient parfaitement se contrôler. Adam haussa les épaules et croisa les bras, attendant la suite de ce énième bouleversement avec impatience. « À quoi bon discuter à l’écart ? », fit-il remarquer. « Ne sommes-nous pas tous dotés d’une ouïe surnaturelle ? » « Voilà qui est tout à fait vrai, mon ami », chuchota Max, attentif.

– Ni moi ni mes amis n’avons l’intention de nous nourrir du sang des humains qui vivent dans ce château, Julian Kolovos, promit l’être immortel. Nous ne sommes pas du tout ce genre de vampires. Je déteste ce genre de vampires ! (Repassant sa main dans sa longue chevelure blond vénitien, il ricana de nouveau, un brin empoté.) Tu sais, je ne t’ai pas menti. Comme te l’a confirmé Farah, il y a quelques minutes à peine, je suis réellement fan. Quelque part, ça me blesse un peu que mon idole se méfie de moi. Cela dit, je comprends parfaitement, je ne suis pas un imbécile. J’agirais probablement de la même manière en pareilles circonstances.

– Je veux te faire confiance, Alcibiade… mais je ne te connais pas, c’est aussi simple que ça. Et puis, mon père et ma sœur vivent ici. Bien des fois, ces dernières années, nous avons flirté avec la mort. J’ai moi-même failli mourir dans des circonstances abominables, il n’y a pas un an. Je ne peux plus prendre des risques inconsidérés. Qui plus est, tu débarques avec tes amis en nous proposant une alliance au moment précis où nous parlions de Raka. La coïncidence est assez troublante.

– Tu as raison, et je ne t’ai pas tout dit, confessa le vampire. Mais je vais le faire, à présent, car je n’aime pas les secrets. Alors, écoute-moi bien sans m’interrompre, s’il te plaît. Tu es d’accord ? (Julian hocha la tête.) Merci… Ces derniers mois, Valentin, Farah et moi-même, nous nous sommes sentis observés. (Julian releva un sourcil.) Nous avons très rapidement découvert qu’il s’agissait de sorcières d’un rang inférieur envoyées par Raka, mais nous avons également découvert autre chose. Un soir, dans un bar de nuit de Sanremo, Valentin put entendre la conversation des créatures qui l’avaient suivi jusque-là. S’imaginaient-elles qu’il ne s’en était pas rendu compte !?! Stupides sorcières arrogantes… Nous avons donc appris que nous étions tous menacés : Valentin, Farah et moi, mais aussi tes amis et toi, Julian Kolovos, et d’autres encore… Alors, nous avons pris la décision qui semblait la meilleure : vous surveiller de loin, mais suffisamment près. Nous ne voulions pas nous ingérer dans vos vies.

 

À suivre… dans Meurtres Surnaturels, volume III :

Le Triomphe de Julian Kolovos

 

Merci pour votre lecture,

Merci à Christine,

 

Bien amicalement, Joe Valeska

 

Publié dans extraits

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Carine-Laure nous propose le poème 12 de son recueil "Le vieux de la zéro/vingt-trois"

Publié le par christine brunet /aloys

 

12

 

 

il mâchonne ses mots

le vieux de la zéro/vingt-trois

à défaut de de de

d’un morceau de chocolat

un fruit frais

une feuille de salade

un radis salé

un sourire

une bière fraîche

des gros mots

une sauterelle

il reprendrait bien

un bol de voyelles

arrosées de consonnes

c’est consistant

la majuscule virtuelle

il la lance vers le frigo

il rêve de pénétrer le métaverse

le darkweb

et ne désespère pas

de recevoir une nouvelle tubulure

 

il inspecte la résistance

du radiateur

 

In recueil Le vieux de la zéro/vingt-trois

Carine-Laure Desguin

Publié dans Poésie

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Joe Valeska nous propose un extrait de Meurtres Surnaturels, volume III : Le Triomphe de Julian Kolovos

Publié le par christine brunet /aloys

 



 

Ils se trouvaient présentement sur le chemin de ronde externe, couronné de lumière, côté façade sud. Au fur et à mesure de leur conversation, ils se rendirent compte qu’ils s’étaient tous sentis épiés, ces derniers temps. Pourtant, aucun d’entre eux ne s’était trouvé au même endroit sur la planète.

– Ce serait cette Raka qui nous surveillerait tous, Julian ? s’enquit Janine, perplexe, appuyée contre la ceinture de mâchicoulis.

– C’est possible… répondit ce dernier. Ce n’est pas encore terminé, j’en ai bien peur. Qui plus est, et cela peut paraître superficiel, je m’en excuse par avance, ma carrière et celle de ma sœur connaissent un nouvel essor. Je ne laisserai pas une tireuse de cartes venir tout nous gâcher.

– Et la meilleure défense, c’est encore l’attaque, n’est-ce pas ? dit Kristoff. Si tout le monde l’est, je suis prêt. Je suis sûr que c’était elle, Max, quand tu prenais des photos de l’opéra de Sydney. Elle était trop bizarre, cette femme. Et dire que j’avais mon billet d’avion pour partir à Shanghai… La peste soit des sorcières !

Max posa une main sur son épaule et le pria de se calmer.

– Certes, Kristoff ! sembla approuver Adam. La meilleure défense, c’est l’attaque. Mais il nous faut découvrir l’endroit où elle se cache, votre Raka… (Ses narines se gonflèrent brusquement.) Et je crois que nous ne sommes pas tout seuls ! s’exclama-t-il en faisant volte-face, toutes griffes dehors, imité par ses acolytes. 

– Diantre ! s’exclama alors l’un des étrangers. Voudriez-vous bien rétracter ces longues griffes réellement impressionnantes, s’il vous plaît, mes amis ? Car nous ne vous voulons aucun mal. Aucun. Vous avez ma parole.

Il devait être vingt-trois heures dix. Deux hommes et une femme venaient de se poser sur la toiture du château, provoquant confusion et stupéfaction. À peu de choses près, leurs vêtements étaient identiques : des bottes de cuir noires, des pantalons en cuir noirs, des chemises sombres et une blouse croisée de couleur blanche à manches bouffantes pour la femme. Julian devina immédiatement la nature de ces nouveaux venus.

Le plus jeune, qui devait avoir dans les vingt-cinq ans, ne pouvait être que leur chef. Il s’agissait d’un très bel homme au teint toutefois blafard et au regard mélancolique. Ses yeux étaient violets. Une couleur extrêmement rare. Il avait le nez grec et ses longs cheveux étaient couleur blond vénitien. Il mesurait un bon mètre quatre-vingt-dix. Ses épaules étaient larges et sa taille était fine – taillé en V, comme Julian. S’exprimant d’une voix suave, il dit s’appeler Alcibiade, fils d’Orion, Grec avec des origines celtiques. Puis il présenta ses compagnons : Valentin Pavesi, un séduisant quadragénaire Italien aux cheveux gris cendré mi-longs, aux yeux vairons, un mètre quatre-vingts, et Farah Watson, une superbe noire américaine d’une trentaine d’années, un mètre soixante-quinze, qui arborait une chevelure coiffée en très longues tresses. Elle portait des lentilles de contact de couleur bleue qui accentuaient sa beauté naturelle et la douceur de son visage.

Alcibiade leur expliqua qu’ils arrivaient de l’île Cocos, située dans l’océan Pacifique, au large du Costa Rica, où ils pensaient être à l’abri grâce à de très nombreuses grottes secrètes toutes plus magnifiques les unes que les autres.

En réalité, il utilisa l’adjectif « magique ». Des grottes toutes plus magiques les unes que les autres.

Leur nid. Leur repaire.

– J’ai déjà entendu parler de cette île… murmura Max. À ce qu’on raconte, elle regorgerait toujours des trésors cachés par plusieurs dizaines de pirates au fil des siècles écoulés. À ce qu’on raconte… insista-t-il, mais en employant un ton dubitatif.

– Tu es très bien renseigné, mais tu es encore loin de la vérité, mon ami, lui jura Alcibiade, vexé par le presque sarcasme de son interlocuteur. Il y a là-bas des richesses à n’en plus finir ! Des cascades de pièces d’or ! De bijoux ! D’objets de valeur les plus divers et des millions de pierres précieuses… C’est encore mieux que la caverne d’Ali Baba. Que cent cavernes d’Ali Baba !

– Je veux vraiment voir ça ! s’enthousiasma Kristoff, faisant rire le dénommé Alcibiade. Personne n’a envie de très longues vacances dans le Pacifique ? Non ? Il n’y a que moi ? O.K. Je me tais…

– Oui, tais-toi donc, le beau gosse, marmonna Max en lui adressant pourtant un demi-sourire bienveillant.

– Vous pensiez être à l’abri… se décida enfin Julian, qui ne prêta aucune attention à l’ardeur de Kristoff. Mais à l’abri de quoi ? À l’abri de qui ? À part la lumière du Soleil, le feu, la décapitation, un pieu dans le cœur, qu’est-ce qui peut faire peur à des vampires ? Car c’est précisément ce que vous êtes, n’est-ce pas ? Et qu’est-ce qui vous fait penser que vous êtes à l’abri, ici ? Je m’appelle Julian Kolovos, et nous sommes tous des loups-garous, Alcibiade, fils d’Orion. Voici Janine Richards, Adam Grant, Maximilian Carr et Kristoff Waaktaar. Ils sont mes amis et ma famille de cœur.

– Rien, c’est exact. Mais nous te connaissons tous, Julian Kolovos, répondit Alcibiade, nullement impressionné. Et nous sommes des vampires, comme tu l’as deviné. Je me suis toujours posé la même question à ton sujet. Est-ce que je peux ?

– Tu peux, consentit Julian. Mais je ne garantis pas de te répondre, si je n’aime pas ta question.

Décontenancé, le vampire hésita quelques secondes, mais il se reprit rapidement.

– Comment réussis-tu à conjuguer ta formidable carrière et ta nature de lycanthrope ? J’adore chacun de tes films, soit dit en passant, et encore plus Meurtres Surnaturels. L’éviction d’Anthony Allan Wolf a été une bonne chose. Son personnage était bien fadasse comparé à Phil Pendragon. Tu as élevé la série à un rang supérieur.

– Ah ! Je vois ! Monsieur pense faire ami-ami avec moi en flattant mon ego ? Mais c’était l’ancien moi, ça, mon grand.

– Oh… Je puis t’assurer qu’il est fan ! certifia la jeune femme noire. Je n’ai jamais vu un seul épisode de ton show, je suis désolée, mais il nous en parle tellement que je le connais par cœur. Phileas Pendragon par-ci… Phileas Pendragon par-là… Je suis sûre qu’il t’épouserait sur-le-champ, s’il le pouvait !

– Farah Watson !!! désapprouva Alcibiade, pendant que le vampire Valentin riait dans sa barbe. Tu veux me faire passer pour un parfait idiot devant Julian Kolovos et ses amis ou quoi !?! (Amusée, Farah lui tira la langue.) Quant à toi, Julian Kolovos… « Mon grand », dis-tu ? C’est assez amusant et quelque peu flatteur. Mais j’ai quel âge, d’après toi ? Essaie donc de deviner. Vas-y, fais-moi plaisir.

– Si tu poses cette question, c’est que tu dois être beaucoup plus âgé que tu en as l’air, suggéra Julian. Alors, tes vingt-quatre ans, tu les as depuis combien de temps ? Depuis… combien de siècles ?

– J’ai plus de deux mille ans, Julian Kolovos… On a fait de moi un vampire à l’âge de vingt-cinq ans, le corrigea Alcibiade. J’ai assisté à bien des évènements historiques. Des choses belles et des choses… beaucoup moins jolies. J’ai vu les hommes progresser et régresser en même temps. J’ai vu leurs créations, mais aussi la destruction. J’ai assisté au sacre de Charlemagne, la nuit de Noël de l’an 800. J’ai conseillé Jeanne d’Arc lors de la libération d’Orléans. Nous étions… Enfin… Elle n’était pas « pucelle », ricana-t-il, gêné. J’ai vu le massacre des protestants lors de la nuit de la Saint Barthélémy – les maisons pillées et les cadavres jetés nus dans la Seine. J’étais le confident du Roi Soleil. Dissimulé sous une longue cape à capuchon, j’ai assisté à la prise de la Bastille. J’ai…

– Tu as vu de tes propres yeux les grandes guerres contemporaines ? l’interrompit Maximilian, bien plus intéressé qu’il ne l’aurait admis.

– Tu parles de 1914-1918 et… d’Adolf Hitler, je suppose.

Max acquiesça d’un « ouais » fasciné. L’histoire le passionnait.

– J’ai dormi, avoua le vampire. La lassitude m’avait gagné. De 1914 à 1945, j’ai dormi. J’étais conscient de tout. Je percevais tout. Mais j’ai dormi. J’en étais arrivé à un point où il m’était impossible d’éprouver de la compassion pour les humains. Ils m’avaient écœuré. Je me suis donc retiré du monde pour ne pas devenir un monstre. J’aurais pu vider l’Allemagne de tout son sang à moi tout seul. Les innocents comme les troupes nazies. J’ai dormi, mais j’ai également ressenti le feu nucléaire sur Hiroshima et Nagasaki. Toutes ces âmes soufflées.

Il y eut un long silence après la lourdeur de ces derniers mots. Puis le vampire reprit la parole.

 

À suivre…

JOE VALESKA

Publié dans extraits

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Dans le Bibliothécaire : "Les meurtres surnaturels T3: le triomphe de Julian Kolovos" de Je Valeska et "Lettres d'Amour" d'Alain Charles

Publié le par christine brunet /aloys

Dans le Bibliothécaire : "Les meurtres surnaturels T3: le triomphe de Julian Kolovos" de Je Valeska et "Lettres d'Amour" d'Alain Charles
Dans le Bibliothécaire : "Les meurtres surnaturels T3: le triomphe de Julian Kolovos" de Je Valeska et "Lettres d'Amour" d'Alain Charles
Dans le Bibliothécaire : "Les meurtres surnaturels T3: le triomphe de Julian Kolovos" de Je Valeska et "Lettres d'Amour" d'Alain Charles

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