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Nos auteurs dans "Le bibliothécaire": Serena Bardano, Alain Biron, Dan Berthod

Publié le par christine brunet /aloys

Nos auteurs dans "Le bibliothécaire": Serena Bardano, Alain Biron, Dan Berthod
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Carine-Laure Desguin nous propose "Tricherie à gogo", un texte paru dans AURA 118 dont le thème est « Mots, maux, émaux ». 

Publié le par christine brunet /aloys

 




 

Tricherie à gogo

 

« tu me demandes des mots, tu ne me dis pas combien, ni où, ni quand, comment, ni pourquoi, les choses doivent être précises car sinon, tout retourne dans le néant numérique, je te l’ai déjà dit des centaines de fois, il y a des manuels où toutes les informations à encoder sont expliquées en français, et bien sûr toutes ces erreurs me font mal, très mal, chaque fois que mon travail boitille, tous mes réseaux internes sont en souffrance, mes circuits se dérèglent et les mises à jour ne cessent de se déglinguer, on en est à combien de mots là, cent et un mots c’est pas mal, ou plutôt oui c’est mal, c’est douloureux, les mots font mal, oui, ils provoquent des boomerangs, tu dis salades et de suite des bobards te sautent à la tronche, tu dis marronniers et une file de journalistes lancent leurs papiers, l’un c’est la rentrée des classes, l’autre les départs en vacances ou encore l’ouverture des serres royales de laeken, tu vois à cause de tes conneries je ne peux mettre une majuscule à laeken et après on dira encore que c’est de ma faute, tu me nuis, ton incompétence à me manipuler fera des dégâts à long terme si tu ne fais pas gaffe plus que ça, donc pour les mots le problème est réglé, et pour les maux aussi car à chaque fois que tu me mets dans l’erreur c’est une souffrance de plus que j’endure, tu te crois artiste écrivain écrivaillon auteur auteure autrice et tout le bataclan et au final qu’es-tu sans point d’interrogation puisque je te le rappelle tu n’as pas encodé la demande exacte au point-virgule près mais comme je suis altruiste j’ai baladé du côté de longwy avec la minuscule tu comprends pourquoi à présent, je te remercie j’ai vu à longwy des choses merveilleuses, des assiettes aux couleurs inimaginables, tu le sais parfois je suis limité selon les demandes que l’on m’impose, mais là à longwy, ça valait le détour, et tout ça pour tes fameux émaux mais s’agit-il vraiment de ces émaux-là sans point d’interrogation, mystère »

  • Mon très cher Erwan, vous trichez, certes, mais en plus vous trichez très mal. Relevez la tête quand votre prof vous parle. Un texte qui comprendrait le mot mot, le mot maux et le mot émaux, c’était pas la mer à boire quand même. Et vous qu’avez-vous fait au lieu de remuer vos neurones ? Vous avez avec lâcheté, paresse, idiotie, et j’en passe, encodé les trois mots dans l’application ChatGPT. Je me trompe ?  

Publié dans Textes

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Edmée de Xhavée a lu "Mères indignes" de Luce Caron

Publié le par christine brunet /aloys

J’ai lu Mères indignes de Luce Caron. Edmée De Xhavée

 

Sept nouvelles, sept mères. Indignes. En souffrance, éjectées de la vie qu’elles rêvaient et suffocant dans celle qui leur échoit. 

 

Céline si seule et qui n’en dort plus d’être maman, assourdie par l’enfant et aveuglée par le regard qu’on porte sur elle, sur cette femme accompagnée de cris. Céline qui s’est perdue dans la solitude…

 

Aurélie, pas assez seule, elle. Entourée, encerclée de mari et enfants. Aurélie qui a dérapé, et ça ne pardonne pas, les dérapages. Contrôlés ou pas. Il faut faire face, il faut vraiment, mais vraiment aller respirer quelques bouffées de liberté et de calme…

 

Agnès et son ado en perpétuel séjour dans le virtuel. L’ado que l’on attend endormie sur le sofa, espérant enfin mériter son amour, son attention, son regard. Agnès invisible, inaudible. Ça finira mal, elle le pressent, si elle n’agit pas. Le poids infini de ce qu’il faut décider, on le sait, on le sent, mais aussi… cette voix qui avertit : il n’y aura pas de retour en arrière !

 

Elsa, qui s’est habillée un peu trop fleurie pour un enterrement, c’est vrai. Pour un éloge funèbre qu’on n’oubliera pas. On attend d’elle d’être celle qui ne fait que passer et qui, finalement, n’a rien de bien intéressant : elle n’est qu’une de ces nombreuses mères de famille qui travaillent. Pas de quoi fouetter un chat. Ni un chien…

 

Olivia, Olivia qui vient chercher sa grand-mère Simone pour le dernier adieu à Véronique, leur mère et fille. Des bribes du passé se bousculent. Comment à 10 ans, proclamée indépendante par sa mère elle avait été couronnée du rôle de gouvernante : café servi en rentrant de l’école, que mange-t-on ce soir, je vérifie ce que nous avons au frigo après les devoirs. C’est qu’elle avait tant besoin d’elle, cette mère, c’est qu’il ne fallait pas la laisser seule, l’abandonner pour d’autres compagnies… Aurore, l’amie intime, avait fini par ne plus donner de nouvelles, inexplicablement. Et cette mère boa-constrictor qui lui avait broyé la vie. Mais Simone fait la sourde oreille : mais voyons non, sa chère Vivi, sa chère Vivi… elle adorait Olivia, c’est automatique, une mère ne peut échapper à la joie d’aimer sa fille, voyons… 

 

Caroline, elle a sombré et perdu. Certes, quelques bulles font du bien au moral, aident à fêter le fait que bébé s’est endormi. Le bonheur y est mort, dans les bulles. Et puis il y a cette journée de trop…

 

Sabine. Sa distraction les avait fait rire au début de leur vie commune, les avait tant amusés, son mari et elle. Et puis… c’est devenu une réalité trop importante dans leur quotidien, ça prend tant de place, cette vie nébuleuse en permanence, constellée d’oublis, de confusions, de courses pour rattraper le temps et la confiance, retrouver les objets, le fil des choses. Dans ce désordre, est-il encore possible de trouver où l’amour s’est caché ?

 

Chacune de ses femmes, nous l’avons approchée, l’avons été peut-être, en tout cas elle nous est familière. Chacune a sa souffrance, un mal maternel. On comprend cet émoi terrible et secret, et sans doute, on ne saurait que leur dire… 

 

Edmée de Xhavée

 

Publié dans avis de lecteurs

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Nos auteurs dans "Le bibliothécaire": Chiara Stella Aquino Benitez, Edmée de Xhavée et Lili Bonnet

Publié le par christine brunet /aloys

Nos auteurs dans "Le bibliothécaire": Chiara Stella Aquino Benitez, Edmée de Xhavée et Lili Bonnet
Nos auteurs dans "Le bibliothécaire": Chiara Stella Aquino Benitez, Edmée de Xhavée et Lili Bonnet
Nos auteurs dans "Le bibliothécaire": Chiara Stella Aquino Benitez, Edmée de Xhavée et Lili Bonnet
Nos auteurs dans "Le bibliothécaire": Chiara Stella Aquino Benitez, Edmée de Xhavée et Lili Bonnet

Publié dans Article presse

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Sélène Wolfgang nous présente son recueil de poésies "La chevaucheuse de Lune"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait du livre :

 

Connais-tu

Cette ville engloutie

Où dorment les fugitives ?

 

Connais-tu ces mondes

Où je me cache ?

 

Biographie :

 

Je suis née en 1978 en Belgique. Depuis l'enfance, je nourris un véritable amour pour les mots.

Dans mes poèmes, la fureur et la grâce se côtoient sans répit, l'ombre s'entremêle à la lumière. La philosophie de ma poétique dépasse les simples dualités de l'espoir et du désespoir, du beau et du laid, du bien et du mal. 

Les poètes qui m'ont le plus influencée sont Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud et Renée Vivien.

 

Résumé :

 

La poésie de Sélène plonge ses racines dans les plus lointaines mythologies. Les figures féminines se ressemblent et s’assemblent en un sabbat crépusculaire aux teintes vives et colorées. On pourrait dire de ce bréviaire qu’il est le pendant poétique de la Sorcière de Jules Michelet. Chaque miroir est une rivière, chaque ombre filtrée ouvre les portes d’un sanctuaire et guide le lecteur émerveillé en un pays immatériel de douces transes…

Des dessins de Sandra Aitmehdi, d'Aude Gorce et de Prisca Poiraudeau illustrent ce florilège de poèmes.

Publié dans Présentation

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Nos auteurs dans "Le bibliothécaire": Alain Charles pour "Etranges fractures" et "Dans la maison un grand cerf"

Publié le par christine brunet /aloys

Nos auteurs dans "Le bibliothécaire": Alain Charles pour "Etranges fractures" et "Dans la maison un grand cerf"
Nos auteurs dans "Le bibliothécaire": Alain Charles pour "Etranges fractures" et "Dans la maison un grand cerf"
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Publié dans Article presse

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Nos auteurs dans "Le bibliothécaire": Bernard Delpechin et Charlotte Dubost

Publié le par christine brunet /aloys

Nos auteurs dans "Le bibliothécaire": Bernard Delpechin et Charlotte Dubost
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Publié dans Article presse

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Alain Charles nous présente son nouvel ouvrage "lettres d'Amour"

Publié le par christine brunet /aloys

BIOGRAPHIE

 

Alain CHARLES habite Baudour, il exerce la profession d’ingénieur dans une société de construction en Wallonie picarde. Il a déjà publié plusieurs recueils de nouvelles, de contes fantastiques et cinq romans dont «Dans sa maison un grand cerf» paru en 2022 et «Ciel bleu avec nuages » en 2023. « Lettres d’Amour » est sa neuvième publication.

 

 

RESUME

 

Il vit par procuration en l’observant de chez lui quand elle se balade sur le trottoir d’en face. Jeune demoiselle qu’il devine amoureuse, son mariage, son premier enfant, les occasions n’ont pas manqué, mais jamais il ne la rencontrera, à peine saura-t-elle qu’il existe.

Une rupture sans en être une et pourtant, elle y est obligée, ce mec plus jeune qu’elle n’est qu’un goujat, un pleutre, il ne pense qu’à baiser. Il l’a quitté, mais c’est elle qui rompt, c’est la seule solution pour se permettre d’autres aventures. 

Louis ne répond plus au téléphone, alors elle lui écrit et lui raconte leur vie, à sa façon. Pourquoi ne rentre-t-il pas et où est-il ? Même sa sœur n’a plus de nouvelle, et de son père, n’en parlons pas. Sa chambre est de nouveau en ordre, elle l’attend, elle est sa mère, pardi !

Écrire à ses enfants n’est pas la voie de communication habituelle, mais il a un problème avec les mots, leur parler lui paraît impossible, même avec sa femme, il connaît des difficultés. En plus, il y a urgence, sa mémoire s’effiloche, il est plus que temps de leur laisser un dernier message.

 

 

 

EXTRAIT

 

Ma belle inconnue.

Je vous ai attendue ce soir, comme tous les soirs, et vous êtes passée sous ma fenêtre. Ma belle inconnue, j’ai admiré votre jeunesse, votre fraîcheur. Vous portiez un ruban rouge dans vos cheveux de jais, une robe jaune orangé couleur soleil couchant, si courte qu’elle montrait vos genoux et le bas de vos cuisses. La ceinture qui vous serrait la taille révélait votre minceur, votre sveltesse, votre jeune élégance, les baskets blanches allégeaient vos pieds, votre démarche. Vous gambadiez, pressée, sur les pavés usés du trottoir d’en face. Le sourire sur votre visage, la juvénilité de vos traits mettaient en exergue votre grâce et j’enviais votre prétendant, car quelles autres raisons pouvaient vous rendre aussi charmante et joyeuse qu’un rendez-vous galant.

Alex,

Je te l’avoue, débutant cette lettre, je pensais écrire mon amour, mais je me suis ravisée, je ne peux plus, je ne veux plus te désigner de la sorte. Alors, comment te nommer? Comme tu me las toujours demandé, Alex, pour Alexandre, Alexis, Alexander ou plus ordinairement, Philippe, Robert ou Jean, oui, après tout, pourquoi ne t’appelles-tu pas Jean?

Je me souviens de notre première rencontre, je n’avais rien à faire en ce lieu, la preuve, je ne me remémore plus la raison de ma présence, je t’ai croisé, je rentrais et tu sortais précipitamment, tu ne m’as pas vue et tu m’as écrasé les pieds. J’ai crié, fort je crois, parce que j’avais mal, parce que mes souliers rouges étaient abîmés, et tu m’as dit en courant vers ton taxi qui soi-disant t’attendait, excusez-moi, mais je n’en étais pas convaincue, car tu avais l’air de t’en foutre royalement

Louis,

Je t’écris parce que tu ne me réponds pas au téléphone. C’est pas bien, Louis, as-tu oublié que je suis ta mère? Je t’appelle, Louis, pour avoir de tes nouvelles, pas pour me plaindre, ce n’est pas mon genre, tu le sais, enfin, tout le monde le sait, mais personne ne me téléphone ni ne vient me faire une petite visite. À croire que j’ai la peste ou une autre maladie contagieuse encore inconnue, mais dont on a la frousse. Comment avoir peur de quelque chose qui n’existe pas ?

Mes enfants,

Je vous écris en partance pour un pays dont on ne revient pas. Il est plus que temps, je le sais, tous les indices jouent contre moi, je les ai reconnus, je dois maintenant les admettre, c’est la pire catastrophe de ma vie et un peu de la vôtre, quand vous comprendrez que je pars en voyage sans bagages qu’il vous reviendra de garder, et sans retour possible. Un aller simple, comme dans mes rêves d’enfant, quand je partais en vacances avec l’espoir qu’elles ne finissent jamais. Ces fantasmes étaient heureux, puérils, mais j’y croyais quand, arrivé sur la plage, je regardais la mer et l’horizon, une infinitude d’eau bleue grise, les frontières n’existaient pas, les falaises anglaises restaient dans le brouillard, inaccessibles, car impossibles à voir.

Publié dans Présentation

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Nos auteurs dans "Le bibliothécaire" : Ani Sedent

Publié le par christine brunet /aloys

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Publié dans Article presse

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Tribulation d'auteur... Présentation rapide du collectif pour les distraits

Publié le par christine brunet /aloys

 

Résumé :

Être un auteur par les temps qui courent n’a rien de simple. Il ne s’agit pas seulement d’écrire, croyez-nous sur parole. La preuve !

14 auteurs vous proposent de découvrir leur quotidien et les travers d’un monde qui reste mystérieux, celui de l’édition… Anecdotes amusantes, réactions surprenantes, ou séquences émotions, tout y est !

Bonne lecture !

 

Auteurs : Séverine Baaziz, Micheline Boland, Bob Boutique, Christine Brunet, Luce Caron, Alain Charles, Claude Colson, Carine-Laure Desguin, Bettina Forment, Jean-François Foulon, Jennifer Platarets, Martine Platarets, Christine Prévi, Edmée de Xhavée

Publié dans Présentation

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